‹ ThéâtreChapitre 186 sur 220 · DOR AME · texte numérisé non relu

DOR AME

Enoutez-moi.

SAINT-AMANT

Si jamais je m'oblige A revoir voire fiîle

Écoutez-moi , vous dis-je.

Comme vous je pris fenjine , et fus gendre autrefois.

Tout ce qui peut re'duiie un esprit aux abois ,

Tout ce qu'iui mari craint , se trouva dans ma femme.

Elle.... Elle est au tombeau, Dieu veuille avoir son ame!

Je criai, j'y voulus renoncer comme vous.

Mon beau-père , honnête homme , esprit commode et doux ,

Me donna , pour calmer ma fureur violente ,

Un bon contrat, valant deux mille ecus de rente,

Que jadis son beau-père , en pareilles doulem-s ,

Lui mit entre les mains. Je cessai mes clameurs.

Mon gendre , le voilà. Je vous remets ce gage :

11 peut dans la famille être d'un bon usage.

Vous avez une fille : elle a tout votre soin ;

Si vous la mariez , vous en aurez besoin.

Croyez-moi , comme nous ayez de la prudence.

Tout ceci , grâce au ciel, s'est fait dans le silence :

Il est certain secret fâcheux à révéler ;

Et fjui de rien ne sait, de rien ne peut parler.

SAINT-AMANT, reg.Trdant le contrat.

Ecueil de tout le monde ! or, quelle est ta puissance !

Il faut , mon gendre , il faut tous prendre patience. Bc'uc >up d'honnêtes gens sont dans le même cas , Qu'on r.e console point avec de bons contrats : Reprenez la douceur, c'est la plus belle voie.

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