SAINT-AMANT, JULIE, DORAME
s AI>T-AM A3ÎT.
Approchez, mon beau-père.
Votre fille est d'un prix trop extraordinaire ; Je m'en sens désormais in ligne , et vous la rends. Adieu.
D o n A Jl E.
Tout doux I il est des accommodements.
s AIKT-AM ANT.
Vous prétendez , voyant l'humeur qui la poss'ldc
DORAME.
Elle a tort ; mais le mal trouvera son remède.
SAI^•T-A^f AST.
Et quel remède , après tout ce que devant vous. . . .
D'accord , son procédé choque ; mais , entre nous , A l'intention près, c'est une bagatelle.
Li FuDlaiDe. Théâtre. 29
SAINT-AMANT
Comment ! vous —
JULIE
Eh! quoi donc,suis-je si criminelle?
D un mari que l'on aime on apprend le trépas. Les piemiers mouvements sont de suivre ses pas. A ce dessein s'oppose un devoir de famille : Des fruits de cet bymen reste une seule fille ; Il faut vivre pour elle ; on restreint ses désirs A chercher sa santé dans d'innocents plaisirs.
SAINT-AMANT
Morbleu ! l'excuse encore est pire que l'oflense.
DO R A M E , à Julie.
Sortez j'adoucirai son cœur en votre atsence.
SA INT-AM ANT
Un cloître punira cette insolence-là.
JULIE
Mon père. . .
Laissez-moi raccommoder cela.