‹ ThéâtreChapitre 185 sur 220 · SAINT-AMANT, JULIE, DORAME · texte numérisé non relu

SAINT-AMANT, JULIE, DORAME

s AI>T-AM A3ÎT.

Approchez, mon beau-père.

Votre fille est d'un prix trop extraordinaire ; Je m'en sens désormais in ligne , et vous la rends. Adieu.

D o n A Jl E.

Tout doux I il est des accommodements.

s AIKT-AM ANT.

Vous prétendez , voyant l'humeur qui la poss'ldc

DORAME.

Elle a tort ; mais le mal trouvera son remède.

SAI^•T-A^f AST.

Et quel remède , après tout ce que devant vous. . . .

D'accord , son procédé choque ; mais , entre nous , A l'intention près, c'est une bagatelle.

Li FuDlaiDe. Théâtre. 29

SAINT-AMANT

Comment ! vous —

JULIE

Eh! quoi donc,suis-je si criminelle?

D un mari que l'on aime on apprend le trépas. Les piemiers mouvements sont de suivre ses pas. A ce dessein s'oppose un devoir de famille : Des fruits de cet bymen reste une seule fille ; Il faut vivre pour elle ; on restreint ses désirs A chercher sa santé dans d'innocents plaisirs.

SAINT-AMANT

Morbleu ! l'excuse encore est pire que l'oflense.

DO R A M E , à Julie.

Sortez j'adoucirai son cœur en votre atsence.

SA INT-AM ANT

Un cloître punira cette insolence-là.

JULIE

Mon père. . .

Laissez-moi raccommoder cela.

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