SCÈNE I
T I M A j\ D R E , seul.
JjRH.LA>"TEs fleurs, naissez j
Herbe tendie , croissez
Le long de ces rivages ;
Venez , petits oiseaux ,
Accorder vos rainaf;es
Au doux bruit de leurs eaux
Clymène sur ces bords Vient chercher les triisors De la saison nouvelle j Messagers du matin , Si vous voyez la belle, Chantez sur son chemin.
Et vous , charmantes fleurs , Douces filles des pleurs De la naissante aurore , Méritez que la main
De celle que ] 'adore
Vous moissonne en chemin.
Mais j'aperçois Acis : il aime Galate'e. Son au^deur pourroit bien être enfin écoutés. Il est beau . c'est assez ; et les filles des dieux I»e consultent <jue leurs yeux.
SCÈjNE II.
AGIS, T I M A y D R E.
ACIS
SoiziL ; liâte tes pas : amène ma de'esse. Oh I qu heureux sont les amants Qui reprochent sans cesse La vitesse des moments I
TIMABDRE.
Acis?
ACIS
J'entends la vois de 1 amant de Cl5Tnène. Cher Timandre, à qui seul j ai découvert ma peine, î» as-tu point rencontré celle dont les beautés Ont même sur Yénus la victoire emportée ?