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ACTE I, SCÈNE II

timasdue.

On dit la bergère que J'aime.

>'ous en croirons les yeux de tout autre que vous

c H CE u n.

Vous ne vous trompez point , bergers ; ce que l'on aimi Est toujoxu^ l'objet le plus doux.

ACIS

La voici cette nymphe; elle vient, laissez-nous, Bergers : ce n'est qu'au seid Timaudre Que mes secrets se font entendre.

S C È jN E III.

AGIS, TIMAUDRE, GALATÉE, CLYMÈ>"E.

ACIS

DÉESSE des appas, si quelqu'un des mortels

Mettoit son cœur au pied de vos autels , Que feriez- vous ?

G Alatée.

Ce don ne se refuse guère.

ACIS

StI etoit fait par un amant ?

GALATÉE

Je ne 1 en croirois pas moins capaljle de plaire.

ACIS

Si c'étoit un berger qui vous dit son tourment ?

GALATÉE

Il pourroit être si charmant , Qu'on l'écouteroit sans colère.

ACIS

Déesse des appas , écoutez les soucia D'Acis.

Je vous aime; et non pas comme les immortelles, Par crainte , par devoir, sans transports , sans désir, Sans plaisir;

Mais comme il faut aimer les. belles :

Il faut auprès de la beauté

Oulilier la divinité.

G AL ATÉE.

Berger, je vous trouve sincère; Vous pouviez autrement témoigner votre amour : Je devois m'en douter ; vous deviez me le taire.

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