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ACTE I, SCÈ i>f E III

BnisÉis.

Seigneur, ne clieicbez point de raison dans l'amour. J'en dis trop ; cet aveu vous déplaira peut-être. Mais quoi I j ai beau rougir , mon cœur n'est plus le maître : Ce que l'on sent pour vous ne se peut étouffer j Achille ne sauroit à demi triompher.

Souffrez qu'après ces mots Briseis se retire. . . . Ne vous lassez-vous point de les entendie dire ? Ma rougeur me confond : je sors donc ; aussi-bien Ulysse va venir, et je ne craindrois rien ! Résistez à son art, opposez-lui ma flamme ; Ojjposez-lui du moins la fierté de votre ame. Que vous importe-t-il qu'on venge Méuélas ? Songez à vos parents , à vos destins , hélas ! Aux miens qui les suivront. J ai poui- tout artifice Les pleurs que vous voyez; pourront-ils moins qu Ulysse? Emploîrai-je des traits moins sûrs de vous toucher ?. . . Adieu, seigneur; gardez un courroux qui m'est cher.

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