ACHILLE, P A TU O C L E
ACHILLE
QuEiauE fierté qu'on ait, quelque serment qu'on fasse, Patrocle , il faut aimer. Tu vae cvoyois de glace ; Achille te senibloit devoir tout dédaigner : Tu vois, ainsi qu'iu» autre, il s'est laissé gagner. J'aime; je suis touché, je fais gloire de l'être. L'heure enfin est venue , où loin d'agir en maître , En héros , qui partout veut être le vainqueur, Je me rends , et connois les loLblcsscs d'un cœur.
PATEOCLE.
îV'appclez point foLblesse un tribut légitime.
Vous vous justifiez .' aimer doDc est-ce un crime?
Seigneur, vous me semblez toujotirs fUs de Tbétis.
Loin les cœurs qui se sont de lamour garantis ,
S'il en est. Quoi .' les dieux vous seniront d exemples ;
La beauté dans 1 OJ ympc aura trouvé des temples ,
Et vous serez honteux de lui sacrifier .'
C'est bien plutôt matière à se justifier.
Votre princesse a tout , je vois tout dans la mienne ;
Et soit que de leurs traits mon esprit s'entretienne.
Soit qu'il rF-garde aussi leur amour, leur vertu,
( Car l'un n'est point par 1 autre en leurs cœurs combattn )
J'en prise la conquête : une telle victoire
ïîe rend point votre cœur infidèle à la gloire.
Voici d'antres combats qui me sont apprêtés
De quel air vient à nous le chei des députés ? Vois son port , ses regards.
PATBOCLE.
Tout parle dans ITljsse.
Ajax le cuit. Que l'un découvre d artifice.' L autre agit sams d'.touis.