‹ ThéâtreChapitre 206 sur 220 · ACHILLE, P A TU O C L E · texte numérisé non relu

ACHILLE, P A TU O C L E

ACHILLE

QuEiauE fierté qu'on ait, quelque serment qu'on fasse, Patrocle , il faut aimer. Tu vae cvoyois de glace ; Achille te senibloit devoir tout dédaigner : Tu vois, ainsi qu'iu» autre, il s'est laissé gagner. J'aime; je suis touché, je fais gloire de l'être. L'heure enfin est venue , où loin d'agir en maître , En héros , qui partout veut être le vainqueur, Je me rends , et connois les loLblcsscs d'un cœur.

PATEOCLE.

îV'appclez point foLblesse un tribut légitime.

Vous vous justifiez .' aimer doDc est-ce un crime?

Seigneur, vous me semblez toujotirs fUs de Tbétis.

Loin les cœurs qui se sont de lamour garantis ,

S'il en est. Quoi .' les dieux vous seniront d exemples ;

La beauté dans 1 OJ ympc aura trouvé des temples ,

Et vous serez honteux de lui sacrifier .'

C'est bien plutôt matière à se justifier.

Votre princesse a tout , je vois tout dans la mienne ;

Et soit que de leurs traits mon esprit s'entretienne.

Soit qu'il rF-garde aussi leur amour, leur vertu,

( Car l'un n'est point par 1 autre en leurs cœurs combattn )

J'en prise la conquête : une telle victoire

ïîe rend point votre cœur infidèle à la gloire.

Voici d'antres combats qui me sont apprêtés

De quel air vient à nous le chei des députés ? Vois son port , ses regards.

PATBOCLE.

Tout parle dans ITljsse.

Ajax le cuit. Que l'un découvre d artifice.' L autre agit sams d'.touis.

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