‹ ThéâtreChapitre 209 sur 220 · A C II I L L E · texte numérisé non relu

A C II I L L E

Tenons-nous de leurs mains les lieux où nous régnons ? Le sang d'Atrée a-t-il du pouvoir sur le nôtre ? Sommes-nous dépendants , tous ni moi , d'aucun autre ? Ulysse voudroit-il qu'on dit qu'étant forcé Il a de ses pareQs lintérèt embrassé ? î*on sans doute.

ULYSSE

Il falloit venger nos diadèmes.

L'affront fait à ces rois retonil»it sur nous-mêmes: J'entrai dans leur parti de mon pur mouvement ; Rien ne m'y contraignit qu'un juste sentiment. Cette mtme raison vous donna même envie : Est-elle autre au)oiu"d'hui que dix ans l'ont suivie ? Nous nous sommes enfin h poursuivre engagés ; Laisserons-nous des raïus si long-temps assiégés ? Des murs qui pour jamais aux princes de la Grèce Seroient un monument de honte et de foiblesse !

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