ACTE II, SCÈÎSE I
Tout est égal; j'ai trop établi mon renom :
Je rétendrai plus loin. Je vevix quMgamemnon
Me satisfasse enfin, non point 1 ar des paroles;
Ses excuses, ses dons, ses offres sont frivoles.
Aussitôt qu'Iliou sera pris ou laissé,
Il verra ce que c'est de ni'avoir oTcusc.
Que tous vos chefs unis eml rasseut sa défense,
J'en ferai d'autant plus ('dater ma \ engeance.
Quiconque entreprendra d'entrer dans nos débats,
Attirera sur soi ma colère et mon bras.
p H CE 5 1 X.
Qu'entends-je ? li quel excès monte votre colère ! Vous attaquez !a Grèce , ui^e seconde mère ! . . . O destins I quels forfaits ont mérité ces maux? 2(ous rejettrez-vois en d'éternels travaux .' . . . Bienheureux llion , nous te portons envie 1 Je ne vois poiiit les tiens déchirer leur patrie. Puisse Pbœiiix mourir dès quon t'aura vaincu ! . .. Après ce que j'entends, seigneur, j'ai trop vécu. Je m'en retourne au camp.
ACHILLE
Quoi ! sitôt ? Ah ! mon père , Avez- vous en horreur un fils qui vous révère ? Je pars demain ; venez honorer notre cour. . . . Accordez-moi , du moins , le reste de ce jour. A l'entour de ces murs tout est calme et tranquille ; Je n'entends aucun bruit au ramp, ni dans la ville: L'aurore est avancée; Hector e.it pris ce temps, S'il eût voulu sortir avec ses combattants. Airx fatigues de Mars (f onnez opaeique relâche : Peniain vijus reprendrez cette pénible tjche — Mais que nous veut Patrocle ! 11 accourt
38o ACHILLE.
SCÈ]NE II.