‹ ThéâtreChapitre 26 sur 220 · ACTE II I, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II I, SCÈNE VII

Corrompre les valets, et les entretenir; Mais les dieux m'ont toujours donné pour y fournir. Si je fais peu d'acquêts, que mes fils s'en accusent ; C'est eux, et non pas moi, qu'après tout ils abusent. Ayant connu d'abord mon esprit indulgent, L'aîné va, ce me semljle, un peu vite à l'argent; Des beautés de Thaïs son ame est fort touchc'e ; Et bien qu il m'ait tenu cette flamme cachée , J'en sais plus qu'il ne croit, et le souffre aisément Thaïs vaut qu'on l'estime, à parler franchement : Peu voudront toutefois qu'elle entre en leur fiimille ; Veuve, on la doit priser un peu moins qu'une fille; Notre ville est féconde en partis bien meilleurs, Et mon fJs après tout doit s'adresser alllciirs. Pour un choix plus sortable il faut qu'il se dispose : Je t'en veux, Parmcnon, proposer quel<jue chose. Mais où sont mes enfants ? Je les voudrois bien voir.

Votre aîné, par maUieur, est absent d'hier au soir,

D'où pourroit provenir un si soudain voyage ? N'est-il point arrivé quelque noise en ménage ?

.le ne sais.

DAMIS

Plût aux dieux que quelque changement Lui fit prendre bient<)t un autre sentiment 1 Mais comme, sans leur aide, il ne se peut rieu faire; -Vllons-leur de ce pas recommander l'afTaire.

ri5 DU TROISIÈME ACTE.

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