SCÈNE Y
PHÈDRIE, THAÏS, PYTHIE, DORUS véritable eunuque , D O R 1 E.
PYTHIE
DoniE est de retour , vos gens s'en vont venir ; Les voici. Mais quel homme accompagne Pliédrie ? Est-ce pour se moquer , ou pour nous faire envie ? O l'agréable objet , et digne d'être vu!
PHÉ DRIE.
Mon retour en ces lieux est ocut-ètre impre'vu ; "Vous ne m'attendiez pas après tant d'assurances.
PÏTH 1 E.
Toujours de la façon tromper nos espe'rances , La surprise nous plaît , pourvu que le soldat Laisse passer le tout sans bruit et sans éclat
piiÉDn I E. >"ous saurons l'adoucir , quoiqu'il tranche du braye.
THAÏS
Vous a-t-on pas prié d'amener cet escla >e
Que pour servir ma sœur vous aviez acheté.
Et que votre valet ma tantôt présenté?
P H ÉDRI E.
Le voilà.
THAÏS
Quoi ! cet Iiomme à la peau si flétrie ? Parlez- vous tout de bon , ou si c'est raillerie ?
PYTHIE
Qui u'auroit point eu d'yeux , seroit bien attrappé.
p H ÉDRIE.
Je n'en sache point d'autre, ou les miens m'ont trompé. Biais pourquoi jetez- vous cet éclat de risée ?
PYTHIE
L'autre a le teint plus frais qu une jeune épousée ; Il ne sauroit avoii' que vingt ans tout au plus , Et vous nous amenez un vieillard tout perclus.
p H Éoni E.
Tu me tiens des propos où mon esprit s'égare.
THAÏS, regardant Dorus.
Ce que cet homme en sait , il faut qu'il le de'clare.
pn ÉDRIE à Dorus.
Es-tu double? Vii^ns-çà, réponds sans hésiter.
DO uns.
Monsieur, c'est Pannenou qui me l'a fait ptctcr.
PB ÉDRIE.
Quoi prêter ?