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APOLLON, LES INEUF MUSES, ACANTE

La scène est au Parnasse.

r\ POH05 se plaignoit aux neuf Sœurs, l'autre jour, no ne voir presque plus de bons vers sur l'amour. Le siècle, disoit-il, a gâté cette affaire : Lui nous parler d'amour I II ne le sait pas faire. Ce qu'on n'a point au cœur, l'a-t-on dans ses écrits ? J ai beau communiquer de l'ardeur aux esprits ; Les belles n'ayant pas dispose la matière , Amom: et vers, tout est fort h la cavalière. Vu-ix donc , ô beautés ! je garde mon emploi ir les surintendants sans plus , et poiu- le roi. Je viens pourtant de voir, au bord de l'Hippocrène , Âcante fort touché de certaine Clymène.

J'en sais qui sous ce nom font valoir leurs appas ; Mais quant à celle-ci , je ne la connois pas : Sans doute qu'en province elle a passé sa vie.

]oS CLYMÈNE.

ÉRATO.

Sire, j'en puis parler; c'est ma meilleure amie. La province , il est vrai , fut toujours son séjour, Ainsi l'on n'eu fait point de bruit en votre cour.

un ASIE.

Je la coimois aussi.

APOLLON

Comment, vous Uranie!

En ce cas, Terpsichore, Euterpe et Polymnie, Qui n'ont pas des emplois du tout si relevés , M'en apprendront encor plus que vous n'en savez.

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