ACTE I, SCÈÎSE II
L'autre jour siir l'herbe tendre Je m'assis près de Pliilandre ; Il me conta ses tourments :
ftia mère alors me querelle :
Petite fille , dit-elle , N'écoutez point les amants.
Ils sont indiscrets, volages, Téméraires et peu sages ; Ils font mille faux serments ; Ils sont jaloux, ils sont traînes, Et tyrans quand ils sont maîtres:
Kécontez point les amants.
Écoutez ma chansonnelte, Et l'cclio qui la répète , Et ces rossignols charmants ; Leur musique est sans pareille ; Mais ne prêtez point l'oreille Au ramage des amants.
Méroé, poursuivez nos divertissements. M É R o É.
J'ai vu le temps qu'une jeune fillette Pouvoit , sans peur, aller au bois seulette. ISIaintenant , maintenant les bergers sont loups : Je vous dis, je vous dis, filles, gardez-vous.