‹ ThéâtreChapitre 81 sur 220 · APOLLON, MOMUS · texte numérisé non relu

APOLLON, MOMUS

APOLLON

Voici Tempe, cette vallée Dont on vante par-tout l'ombrage et les beautés ;

Et voilà les flots argentés

Qu'y fait couler le dieu Pënée.

Plus loin vers ces sommets mon empire s'e'tend. N'y veux-tu pas venir, Momus ? on nous attend.

MOMUS

Demeurons encore où nous sommes ;

Ai-je pu voir en un instant

Toutes les sottises des hommes ?

Par vos puissants efforts, invincible Apollon, Ou ne craint plus ici les fureurs de Python.

Les habitants de ces rivages , Devenus plus heureux, n'en seront pas plus sages, Le temps de la sottise est celui du bonheur.

Mais que dis-tu de ma victoire?

MOMUS

Elle vous a comble d honneur, Et rien n'é"ale votre sloire.

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