‹ ThéâtreChapitre 120 sur 213 · ACTE III, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE I

Peux-tu conter, Zaïre, au nombre des malheurs Une mort qui prévient et finit tant de pleurs? Qu'il vive, c'est assez. Je l'ay voulu sans doute, Et je le veux toujours, quelque prix qu'il m'en couste. Je n'examine point ma joye ou mon ennuy :

J'aime assez mon amant pour renoncer à luy ; Mais, helas! il peut bien penser avec justice Que, si j'ay pu luy faire un si grand sacrifice, Ce cœur, qui de ses jours prend ce funeste soin, L'aime trop pour vouloir en estre le témoin.

Allons, je veux sçavoir...

Zaïre.

Moderez-vous, de grâce.

On vient vous informer de tout ce qui se passe. C'est le visir.

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