ACTE II, SCENE I
Helas! si tu sçavoîs, pour garder le silence, Combien ce triste cœur s'est fait de violence ! Quels assauts, quels combats j'aj tantost soutenus! Phœdime, si je puis, je ne le verray plus.
Malgré tous les efforts que je pourrois me faire. Je verrois ses douleurs, je ne pourrois me taire. Il viendra, malgré moj, m'arracher cet aveu.
Mais n'importe, s'il m'aima il en jouira peu. Je luj vendray si cher ce bonheur qu'il ignore Qu'il vaudroit mieux pour luy qu'il l'ignorât encore.
Phœdime.
On vient. Que faites-vous. Madame?
MONIME
Je ne puis.
Je ne paroistray point dans le trouble où je suis.