DU TOME DEUXIÈME
Page 3, ligne i. Cette citation est tirée de Suétone^ Titus f chap. vu.
4, 7. Traduction du vers d'Horace dans VÉpître aujr Pisons :
Denique sit quodvis simpUx duntaxat et unum.
5, 29. Le libelle dont parle ici Racine est la Critique de Bérénice, par Tabbë de Villars, qui publia aussi, quelque temps après, une critique de Tite et Bérénice^ la tragédie de Corneille.
P. 10, vers 7. Il y a bien conte, et non compte.
12, 22. La Comagène était une contrée de la Syrie.
16, 8. Au lieu d*avec vous^ une variante de 1671 donne av9C luif qui est plus régulier.
— 17-18. Cette ardeur assidue (sous-entendu qu*il avait) lorsqu'il passoit, . .
22, i3. Présence est employé ici dans le sens d*aspect, air, extérieur. C'est aussi une des acceptions du latin prsesentia.
5i4 NOTES
P. 39, ▼. 4. Feroit est imprimé ainsi au singulier dans toutes les éditions du temps de Racine.
32,8. Ressentiment Teut dire ici reconnaissance.
41, 1 5. Il y a croiray dans toutes les éditions contemporaines de Racine. On a depuis imprimé croirais,
— 22. Quoique notre texte donne fuyez, nous avons adopté fuyiez, qui se trouve dans les éditions antérieures, estimant que la suppression de Vi n'est qu'une faute.
45, 2. Ostie devait être le port d'embarquement d'Antiochus pour retourner dans ses États.
48, 2. Il y a bien ici, et plus loin, page 49, vers 2, paraistre, au lieu de paroistre, à cause de la rime.
53, 2 5. On sait que faire l'amour avait autrefois le sens de courtiser, se montrer amoureux.
55, 26-27. Dis long-temps se trouve bien répété dans deux vers de suite.
58, 21. C'est Régulus, qui alla lui-même se livrer aux Carthaginois pour tenir sa promesse.
— 2 3. Manlius Torquatus fit mettre à mort son fils victorieux, qui avait combattu malgré sa défense.
— 24. Brutus fit mourir ses deux fils, qui avaient conspiré pour le rétablissement des Tarquins.
66, 7. Toutes les éditions anciennes donnent i/oy^z^ et non voyiez,
68, 10. Entassé s'écrivait quelquefois ainsi.
69, 14. Dans cette lettre, que Racine supprima avant de faire imprimer sa pièce, et que ne donne pas même alors la première édition, Bérénice annonçait à Titus qu'elle allait mourir, et exprimait le désir que ses cendres fussent un jour réunies à celles de son amant.
74, 10. On trouve n'a, au singulier, dans toutes les éditions anciennes. On rencontre, d'ailleurs, des exemples fréquents de cet accord du verbe avec un seul des termes du sujet. Voir la note de la page 29.
NOTES 3i5
La comédie des Plaideurs réclamerait an grand nombre de jeux de scène que nous aurions dû ajouter au texte que nous suivons. Nous avons préféré nous en tenir à ceux que Racine a indiqués lui-même, pensant bien qu'une pièce aussi connue, et que presque tout le monde a vu représenter, serait toujours facilement comprise.
Page 79, ligne 12. Il s'agit ici de Tiberio Fiurilli, plus connu sous le nom de Scaramouche et le meilleur acteur de la troupe italienne.
81, 2-4. La répétition du verbe coûter est une négligence qui a échappé à Racine.
P. 86, vers 4. Portier de comédie, celui qui se tenait à la porte du théâtre pour percevoir le prix des places.
— 16. Il y seroit couché se trouve bien dans toutes les éditions contemporaines de Racine. Certains éditeurs, voyant là, peut-être avec raison, une faute d'impression, ont imprimé depuis il s*y seroit couché.
92, 10. On disait alors plaider quelqu'un dans le sens de « lui faire un procès ».
93, 1 3-1 5. Racine s'est peut-être souvenu ici du passage suivant de Pantagruel^ livre IV, chapitre 16: « Si en tout le territoire n'estoit que trente coups de baston à guaingner, il en emboursoit tous jours vingt buict et demy. »
94, Dans cette scène yi, Petit-Jean, à chaque réponse négative qu'il fait à Chicanneau, lui ferme la porte au nez«
96, 8. Si pourtant est l'équivalent de cependant.
100, 6. Voy est une ancienne interjection qui exprime l'impatience.
107, II. Vous ne m'y tenez pas, c'est-à-dire : vous n'avez pas raison de moi, je ne m'y laisse pas prendre.
1 10, 2. Je /es mets à pis faire, c'est-à-dire; je les mets au défi, je brave tout le mal qu'ils pourront me faire.
3i6 NOTES
P. 1 14. Léandre entre habillé en commissaire.
1 17,7.4. Racine n'a pas pensé ici que «de pas mis avec rien il fît la récidive ».
131, 9. On disait encore averse pour adverse^ mais le terme avait déjà vieilli.
124, 6. Autre exemple de si pourtant signifiant cependant. Voir plus haut, page 96, vers 8.
i33, 9-10. Les éditions modernes ont ainsi ponctué les deux vers suivants :
L'ancre de vos bontez nous rassure. D'ailleurs, Devant le grand Dandin.,.,
— 19. Le Péripatétique est Aristote, chef de Técole des Péripatéticiens.
139» 3. Pausanias, historien grec, a divisé le récit de son voyage en Grèce en dix livres dont chacun porte le titre d'une contrée : les Attiques, les Corinthiaques, etc.
— 3. RebuflFe, jurisconsulte français. — On pense que le grand Jacques est Jacques Cujas.
— 4. Harmenopul ou Harmenopoulos, jurisconsulte grec. Il est imprimé Armeno Fui dans toutes les éditions contemporaines de Racine, et nous avons conservé cette orthographe défigurée, qui doit avoir été mise à dessein.
140, 24. On ne s'explique pas ce que veut dire ce Maistre Adam.
141, 3-4. Nous avons conservé à dessein les virgules placées dans ces deux vers, et qui sont destinées à marquer les pauses que fait l'Intimé pour se donner un ton de gravité.
143, 8, 10. Cahos est bien imprimé ainsi dans ces deux vers, comme dans le vers 2 de la page 143.
144, 3. Quel et cet sont bien au masculin, quoiqu'il s'agisse d'Isabelle.
145, i3. On disait alors respirer une chose dans le sens d'y aspirer, la désirer vivement.
NOTES 3i7
L'édition originale, de 1672, donnait une première préface, qui n'a pas été reproduite dans les éditions suivantes. Celle de 1697, que nous imprimons ici, avait déjà paru dans les éditions de 1676 et de 1687.
Page I 5 I , ligne 3 . C'est Bagdad que Racine et d'autres auteurs de son temps appellent à tort Babylone.
I 52, I 3. Ku est bien imprimé sans accord, ainsi que dans les éditions de 1676 et de 1687.
^- Dans les éditions de 1676 et de 1687. '^ préface se termine par un passage que n'a pas reproduit l'édition de 1697, dont nous suivons le texte.
P. 157, vers ^o. Fiers de sa d/s^race, c'est-à-dire enhardis par sa disgrâce. C'esi un des sens du latin ferox.
160, I. L'accent circonflexe est bien sur l'û de veùy quoique la présence de Ve le rende inutile.
161, i5. £c/a/rcr est employé ici dans le sens de surveiller, qu'il avait souvent au XVII^ siècle.
164, 2 3. On a eu plusieurs occasions de voir que conte et compte s'employaient l'un pour l'autre. Ici le mot conte a amené prontt à la rime du vers suivant.
167, 14. Juste veut dire ici légitime ; c'est le ;us/2 /lupf/af des Latins.
170, I. Je ne puis rien. Ce présent, intercalé dans un récit où tout est à l'imparfait ou au présent, est quelque peu choquant. Il ne nous semble pas que puis soit une faute, pour pus; c'est plutôt pouvais qu'il aurait fallu, et il y a tout lieu de croire que Racine a volontairement employé le présent.
173, 3. Entreprendre une carrière peut paraître une expression assez impropre. On trouve cependant des exemples analogues chez les bons auteurs, et J. J. Rousseau, qui n*y était pas amené par la rime, a bien dit dans la Nouvelle
3i8 NOTES
Héloise : « Il a recommencé la carrière de ses anciennes amours. »
P.i83,v.2i. N< vous informez point ce que je deviendrai est une forme peu française, dont nous ne pensons pas qu'on puisse trouver beaucoup d*exemples. Le verbe s'informer doit inévitablement être suivi de la préposition de.
190, 20. Débris veut dire ici ruine. — Reliques est employé dans le sens du latin reliquiœ, restes.
199, 2 3. Offre a été autrefois masculin ; mais on le faisait déjà féminin du temps de Racine.
20 5, II. La lettre veut dire ici l'écriture.
206, 3. Le nom d'AxALiDE devrait être suivi de l'indication à part^ qui a été ajoutée, plus tard, dans l'édition de
221, 5. Nous avons laissé témoin au singulier, quoiqu'il soit au pluriel dans les éditions antérieures à celle que nous reproduisons.
224, 20. Le prenant à partie de ma mort, c'est-à-dire : m'en prenant à lui de ma mort.
2 2 5, 1 3 . Toute est au féminin dans les éditions anciennes.
2 3o, 12. Notre teite donne maistre au singulier, mais nous avons adopté le pluriel, qui est conforme aux éditions précédentes. Maistre, au singulier, ne pourrait se rapporter qu'à Acomat, et nous aurions là une de ces phrases à sujet abandonné, dont il y a bien quelques exemples au XVII^ siècle, mais dont il ne faut pas charger Racine si le singulier ne vient ici, comme c'est probable, que d'une faute typographique.
Page 340, ligne 10. Le nom de la confidente de Monime doit, d'après l'étymologie, s'écrire Phstdime, et non P/icedime; mais, l'ce se trouvant dans toutes les éditions contemporaines de Racine, nous l'avons conservé.
NOTES 3i9
P. 244, V. 2. Les éditions anciennes nMndiquent pas clairement la coupure de la phrase; il n'y a qu'une virgule à la fin de ce vers, ainsi qu'à la fin du vers 3.
245, 12. Avenir se disait pour advenir,
^ 247, 14. Assurez-vous, c'est-à-dire : soyez sûre.
I 2 5i, 18. L'histoire ne donne pas de renseignements sur ce Philopœmen, et Ton ne sait s'il descendait de l'illustre général grec.
266, 9. Vous vous pressez en vain de le desavouer veut dire : il est inutile que vous preniez la peine de le désavouer, parce que mes soupçons ne portent pas sur lui. Aujourd'hui cette forme de phrase semblerait plutôt vouloir dire : il est inutile que vous cherchiez à le désavouer, vous ne me convaincrez pas.
267, 3. Une mère infidelle, Mithridate fait ici allusion à la trahison de la mère de Xipharès, Stratonice, qui avait livré aux Romains une place de grande importance pour mettre son fils dans les bonnes grâces de Pompée. (Voir la préface de Racine.)
268, 17. II y a bien prest de, et non près de. Cette locution était, d'ailleurs, assez fréquente au XVII« siècle.
270, i5. J'en viens de dire assez est conforme au texte, et aussi aux inversions habituelles à la langue de Pépoque. Je viens d'en dire assez y qui d'ailleurs ne changerait rien à la mesure, nous paraîtrait préférable aujourd'hui, et écarterait l'équivoque de j'en viens ( j'en arrive ).
276, 4. A cause de la rime, il y a disparaistre, au lieu de disparoistre, dans les anciennes éditions,
— I 5. Succéder paraît avoir ici le sens devenir en aide, favoriser.
— 16. Au sujet de prest d'unir, voir ci dessus la note de la page 268.
277, 9. Naguère s'écrivait autrefois ainsi, Tétymologie de ce mot étant // n'y a guère.
lao NOTES
P. 277, ▼. 20. Travail a ici le sens de peine, fatigue. 278, 24. Le bruit, c'est-à-dire la renommée.
282, 2. II y a bien payez, et non payiez, dans les éditions anciennes, quoique, dans la suite de la phrase, on
' trouve ait pu.
283, 6. Au sujet de paraiitre, voir ci-dessus la note de la page 276.
284, I. On a beaucoup critiqué ce vers au point de vue grammatical. Puisqu'on ne dit pas a se faire la justice », qu*on se la fasse est une expression impropre.
285, 9. Servez, c'est-à-dire: soyez esclave.
292, 2 2-2 5. J'ay dû, répété quatre fois, a le sens que nous donnerions aujourd'hui à j'aurais dû,
299, i3. Dans les éditions antérieures à 1697, venaient Vintercaler ici les quatre vers suivants :
Mon amour trop longtemps tient ma gloire captive. Qu'elle périsse seule, et que mon fils me suive. Un peu de fermeté, punissant ses refus.
Me va mettre en état de ne le craindre plus.
303, i5. Bien que notre texte donne o$e-/u sans 5, nous n'avons pas cru devoir nous y conformer.
304, 8. On remarquera que le jour est ici un sujet sans verbe, et que la phrase est incomplète. Racine a voulu dire: Périsse le jour où l'on t'attacha sur mon front, et périsse la main qui t'attacha !
— 18. Fait est bien imprimé sans s, et nous l'avons maintenu ainsi, parce que l'on trouve, à cette époque, de fréquents exemples de participes non accordés.
305, 3. Retien est imprimé sans s. On faisait autrefois la différence de l'impératif à l'indicatif en supprimant, dans toutes les conjugaisons, Vs que nous ne supprimons plus maintenant que dans la première.