BERENICE, TITUS
Bérénice, en sortant.
Non, laissez-moy, vous dis-je.
En vain tous vos conseils me retiennent icy : Il faut que je le voye. Ah! Seigneur! vous voicy.
Hé bien, il est donc vray que Titus m'abandonne? Il faut nous séparer. Et c'est luy qui l'ordonne!
N'accablez point. Madame, un prince mal-heureux, Il ne faut point icy nous attendrir tous deux. Un trouble assez cruel m'agite et me dévore.
Sans que des pleurs si chers me déchirent encore. Rappeliez bien plûtost ce cœur qui tant de fois M'a fait de mon devoir reconnoître la voix.
Il en est temps. Forcez vostre amour à se taire, Et, d'un œil que la gloire et la raison éclaire, Contemplez mon devoir dans toute sa rigueur;