‹ ThéâtreChapitre 38 sur 213 · TITUS, PAULIN · texte numérisé non relu

TITUS, PAULIN

Paulin.

Dans quel dessein vient-elle de sortir, Seigneur? Est-elle enfin disposée à partir?

Titus.

Paulin, je suis perdu, je n'y pourray survivre. La reine veut mourir. Allons, il faut la suivre. Courons à son secours.

Paulin.

Hé quoy ! n'avez-vous pas Ordonné dés tantôt qu'on observe ses pas?

Ses femmes, à toute heure autour d'elle empressées, Sçauront la détourner de ces tristes pensées. Non, non, ne craignez rien. Voilà les plus grands coups. Seigneur; continuez, la victoire est à vous.

Je sçay que sans pitié vous n'avez pu l'entendre; Moy-même en la voyant je n'ay pu m'en défendre; Mais regardez plus loin. Songez, en ce malheur, Quelle gloire va suivre un moment de douleur. Quels applaudissemens l'univers vous prépare. Quel rang dans l'avenir.

Titus.

Non, je suis un barbare.

Moi-même je me hais. Néron, tant détesté.

N'a point à cet excès poussé sa cruauté.

Je ne souffriray point que Bérénice expire.

Allons, Rome en dira ce qu'elle en voudra dire.

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