ACTE
abord, recomi.iU en vous un homme généreux cl brave, vous fasse connaître le vil" intérêt qu'il prend à toule ctlte afliiire. Monsieur, vous avez entrepris ce long vojMge pour sauver, pour venger votre sœur. Soyez le bienvenu. Vous êtes pour nous un ange envoyé par le ciel, quoitjue voire arrivée nous fa^se tous rougir.
BEAUMARCHAIS
J'espiTais, monsieur, trouver eu Espagne des cœurs comme le vôlre ; c'est ce qui m'a décidé à la démni clie que je lais. Partout on rencontre des âmes compatissantes qui s'inléresseut aux malheureux. Ce qui manque, c'est un homme dont rien ne gêne la liberté, et qui puisse s'abandonner à son courage. 0 mes amis, je suis pénétré d'un senlinitnt d'espéraïue! Il y a parmi les grands, en tout pays, des cœurs généreux, et l'oreille des rois est rarement sourde ; seulement noire voix est trop faible pour arriver si haut.
SOPHIE
Viens, ma sœur, viens un moment te reposer. Elle est tout hors d'elle.
On l'emmène.
Marie.
Mon frère !
BEAUMARCHAIS
Dieu veuille que tu sois innocente ! et alors vengeance ! vengeance sur le traître ! (Marie et Sophie sorieni.) Mou frère, mes amis, cai' je lis dans vos yeux que vous l'êtes, lais-ez-moi seul à moi-même. Plus tard, je vous demanderai le récit le plus vrai, le plus impartial de ce qui s'est passé : d servira de règle à ma conduite. La conviction d'une bonne Ciiuse affermira mon courage; et, croyez -moi, si le bon droit est pour nous, nous trouverons justice.
i5S CÎAYIJO.