‹ ThéâtreChapitre 112 sur 238 · CI.AVIJO · texte numérisé non relu

CI.AVIJO

Le digne jeune lionmie!

CAHLOS.

Noms en serons bientôt délivrés J'ai déjà dre-sé mes batteries. Et que veut-il? Un duel? une réparation? Était-il emporté, ce petit monsieur?

CLAVIJO

Il m'a demandé une déclatation qui prouvât que sa sœur n'avait jamais donné lien à mon manque de foi.

CAni.05.

Et tu l'as donnée?

CLAVIJO

C'était, je crois, ce que j'avais de mieux à faire.

CAP LOS

. Bien, très-bien. Est-ce là tout?

11 fallait me battre, ou lui donner cette déclaration.

CAP. LOS

Le second parli était le plus sage. Et qui voudrait risquer sa vie contre un lel liéros de roman? Cette déclaration, te l'at-il demandée d'un ton violent?

CLAVIJO

Il me l'a dictée lui-même; et j'ai été obligé de faire monter tons mes domestiques dans cette galerie.

CAP. LOS

J'entends! Ah! je vous liens, mon petit; ceci vous perd. Dis que je ne suis qu'un sot si sous deux jours notre homme n'est pas enfermé, et s'il ne va pas visiter les Indes par le prochain transport.

172 CLAVIJO

CLAVIJO

Non, Carlos. Les affaires ont pris une autre tournure bien différente de celle que tu penses.

CARLOS

Comment?

CLAVIJO

J'espère par son entremise, par mes soins et mon zèle ob tenir mon pardon de l'infoi innée.

CARLOS

Clavijo !

J'espère anéantir ce qui s'est passé, relever ce que j'ai détruit et redevenir un honnêle liomme à mes yeux et aux yeux du monde.

CARLOS

El de par tous les diables! es-tu tombé en enfance? On s'aperçoit toujours que tu es un savant. — Te laisser abuser de la sorte! Tu ne vois donc pas que tout ceci n'est qu'une ruse maladroitement imaginée pour te faire donner dans le panneau?

CLAVIJO

Non, Carlos, ce n'est point au mariage qu'ils tendent; ils en sont même bien éloignés. Elle ne veut plus entendre parler de moi.

CARLOS

C'est précisément en cela que consiste le piège ! Mon bon ami, je t'en demande pardon ; mais, ma foi, voilà comme dans nos comédies on trompe un gentilhomme de campagne.

CLAVIJO

Tu me fâches, le dis-je. Oblii^e-moi de réserver ta belle humeur pour le jour de mes noces. J'ai résolu d'épouser Marie librement et poussé par mon cœur. Oui, j'ai fondé tous mes projets, toute ma félicité, sur l'espoir qu'elle me pardonnera. Ah! périsse l'ambition! prè^ de cette adorable amie, je goûterai comme autrefois le bonheur céleste. La gloire que j'obti' n'Irai, les grandeurs auxquelles je vais m'élever, me rempliront d'une double jouissance, puisque je les partagerai

ACTt; m. I7.J

'ivec Cl lie dont raniour douhlcni mon élrc. Adieu ! il faut qiu ji; la voie, que je |);irl(' au moins à sa sœur.

CAIILOS.

Attends an moins l'après-dînée.

J'y vais sur-le-cliamp.

Il part.

CARLOS le suit des yeux, et dit après un moment de silence. En voilà encoie un qui va l'aire une sottise.

Il sort.

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