‹ ThéâtreChapitre 124 sur 238 · ACTE IV. l'JJ · texte numérisé non relu

ACTE IV. l'JJ

ment (lélirH'ux me i;iiiiiiie, me soit de mon inésolulioii ^tlljii'lc el muoLle, et lu'éliève au-dessus de uioi-iuème. VenjiMiice ' que je nie sens soulagé! comme Ions mes r.<*r Is se ; tl lit, se roidissent pour lesai-ir, le déchirer...

SOPHIE

Tu me lais frémir, mon frère!

REÂUMAr.CHAIS.

T;mt mieux ! Point d'épée, j)oint d'armes; c'est de ces m:i:ns que je veux le déchirer, afin que m;i joie soit phis dire( te, que je puisse dire au fond de mon eœur : Je l'ai «uiéanti!

MARIE, Irès-oppressée.

\h ! mon cœiu' !

BEAUMARCHAIS

Je n'ai pu te sauver, ma sœur; mais tu seras vengée. Mes dents sont avides de sa chair, mon gosier de son sang! Suis-je donc devenu une hête Icroce? Je haïrais d'une haine éternelle celui qui, pour frustrer mon attente, voudrait l'empoistMiiier ou l'assassiner. Guilbert, aide-moi donc à le trouver! OnestBuenco? Vous tous, aidez-moi donc à le trouver!

GUILBERT

S.iuve-toi! sauve-toi, te dis-j^i! Mon frère, tu ne te connais j-)lii>!

MARIE

Fuis promptement, mon hère!

SOPHIE

I jnmène-le. 11 va faire mourir sa pauvre sœur!

Buenco entre.

IJUENCO.

Xi- l'avais bie« prévu, mon.sieur; pirtez sur-le-champ, parti z; j'ai observé toutes leurs démarches, on vous cherche, et vo:iN êtes perdu .si vous ne sortez W instant de la ville.

BEAUMARCHAIS

Nu!i, jamais! Oij est Glavijo?

BUERCO.

Je l'ignore.

•iOO CLAVIJO.

BEAUMARCHAIS

Tu le sais, dis-le-moi. 0 Bueuco! faut-il que je t'en conjure à genoux !

SOPHIE

De grâce, Buenco.

MARIE

Ah ! de l'air, de l'air ! (Elle tombe à la renverse.) Clavijo !

Elle glisse de son siège.

SOPHIE

Au secours ! elle se meurt !

MARIE

Ne nous abandonne pas, grand Dieu ! Sauve-loi, mon frère, sauve-toi !

BEAUMARCHAIS. (Il se précipite aux genoux de Marie et, malgré

tous les secours qu'on lui prodigue, elle ne peut revenir à elle.) Moi, t'abandonner ! t'abandonner !

Eh bien! reste, et fais-nous mourir tous comme ma maiheureuse sœur ! Marie, tu n'es plus, et ton frère a causé ta mort !

BEAUMARCHAIS

Arrête! Que dis-tu?

SOPHIE, avec un sourire amer.

Notre libérateur! notre vengeur! Qu'il s'aide donc luimême !

BEAUMARCHAIS

Dieu! ai-je mérité...

SOPHIE

Reiul.>-la-moi, et ensuite va te plonger dans un cachot, monte sur i'échafaud; vas-y répandre ton sang, mais rendsmoi ma sœur!

BEAUMARCHAIS

Sophie !

SOPHIE

ïléias! puisqu'elle n'est plus, puisqu'elle est morte, au

moins cui!serve-toi pour nous, mon frère! (Elle se jeite à son

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