‹ ThéâtreChapitre 128 sur 238 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

BEAUMAHCHAIS.

Et c'est toi (|iji oses me les montrer...

11 s'arraclic dos bras «le r.uilberl et fond sur Clavijo qui dégaine : ils s« battent, et neaumarcbais plonge son épée dans le cœur de (llavijo.

CLAVIJO, en tombant.

Je le remercie, mon frère, tu nous unis.

Il tombe sur le cercueil.

BEAUMAllCHAIS.

Damné, ne touche pas à cette sainte!

CLAVIJO

Malheur!

Les porteurs le soutiennent.

BEAUMARCHAIS

Du sang! Ouvre les yeux , Marie, pour voir la pompe de tes noces, et ferme-les ensuite pour jamais! Vois comme je l'ai consacré, le lieu de ton repos, en ré[)andant sur ta tombe le sang de ton assassin. Je suis content de moi!

SOPHIE arrive.

Mon frère! Dieu! qu'ya-t-il?

BEAUMARCHAIS

Approche, ma sœur, et regarde. J'espérais semer de roses son lit nuptial; vois les roses dont je la pare pour aller habiter dans les cieux.

Nous sommes perdus !

CLAVIJO, d'une voix languissante.

Sauve - toi donc, insensé, sauve - toi avant que le jour commence à paraître. Que Dieu, qui t'a envoyé pour punir le crime, t'accompagne! Sophie, pardonne-moi. — Mon frère! — mes amis, pardonnez-moi!

BEAUMARCHAIS

Comme son sang qui coule apaise toute ma rage! comme avec sa vie s'évanouit ma fureur, (il s'approche de lui.) Meurs, je te pardonne.

CLAVIJO

Donne-moi donc ta main ! Sophie, donne- moi la tienne; et vous, les vôtres, mes amis !

Buenco hésite à lui donner sa main.

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