‹ ThéâtreChapitre 16 sur 238 · MAP.IE · texte numérisé non relu

MAP.IE

Ce jour-là, son cœur était jilciu d%s|ioir pour toi et pour lui. M Adieu, nous dit-il en partant, je veux voir si je retrouverai Weislingen. »

WEISLINGEiN.

Il l'a retrouvé. Ah! que je voudrais n'avoir jamais négligé, f)0ur cette misérable vie des cours, radnnni>tralion et la sôrelé de mes biens! Tu serais à moi aujourd'hui même.

MARIE

L'attente a aussi ses charmes.

WEISLIXGEN.

Ne dis pas cela, Marie.Je craindrais que tu ne sentisses moins fortement que moi. Au reste, c'est un ciiàlinient que j'ai mérité; mais (pie de douces espérance> vont lu'aicompogner jusqu'à mon reloui! Etre loutà loi, ne vivre qu'en toi, éloigné, séparé du monde, jouir de toutes les félicilés que se lé^ervent Tun à l'autre deux cœurs comme les nôlre>! (jue sont la fa- "veur des princes et les suffrages du monde, auprès de ce simple, de cet unicjue bonheur ! J'ai beaucoup espéré, beaucoup dé>iré, et voilà que je vois toutes mes espérances, tous mes désirs dépa^^sés aujouid'hui!

Ealre Gcetz.

GŒTZ

Votre écuyer est de retour. Épuisé de fatigue et de faim, c'est à pe'ine sil a pu dire une parole. Ma femn.e ^l allée le faire manger. Autant que j'ai pu comprendre, Icvêque nifuse de relâcher riiornme qu'il m'a pris : ou doit nommer des commis-aires impériaux, qui prendront jour et décideront l'alfaire. Au reste, qu'il soit hhre ou non, vous l'êtes, Adelbert. Je ne demande que votre main et la promesse de ne plus «ervir mes ennemis, ni ouvertement ni en secret.

38 GŒTZ DE l!EU LICllINGEN.

WEI^^LI^GEJ^■.

Voici ma main : et que ce soit dé-ormais entre nous le gage d'une amitié, d'une liilélité aussi inallrrables qu'une des lui^ inininablesdela nature! Mais donnez moi en même temps crt le main (a i.rend celle de Marie) avec la possession de la femme h plus vertueuse.

GŒTZ

Puis-je dire oui pour vous, ma sœur'.'

UÂRIE.

Si vous le dites avec moi.

GŒTZ

Il e?t heureux que cette fois nos intérèls soient les mcmcv Tu n'as pas besoin de rougir; tes regards en disent assez. Lli bien, oui, Weisiingen, j'y consens; (ioiniez-vous la main, et je dirai : Amen ! — Mon ami ! mon livre! — Je le remercie, m 1 sœtir : lu -ais faiie mieux que de liler du chanvre, car in a> tresié un fil pour attacher ct- 1 oiseau de j)aiadis ! Tu n'as pas l'air tout à fait libre, Adelbert. Que te manijue-t-il? Moi... moi... je suis paifaitement heureux. Ce que je n'espérais i\nen rêve, je le vois ct i! me semble (|ue je rêve encore. Ah! voilà mon bome exj>liqué! Cette nuit, il me sembla que je te tendais ma main de fer, et tu me la serras si fort, qu'elle se détacha du brassard, comme brisée. Là-dessus je poussai un cri et je m'éveillai. J'aurais dû conlimiei mon rêve, je t'aulais vu rempiacer celte main de fei- par une main vivante. — M.ialenant pars, et va remettre en bon élat ton château elles do:iiaine>. Cttle maudite cour l'a fait négliger l'un et l'autre le vais appeler ma femme. Elisabeth!

UâRIE.

Mon frère est au comble de la joie.

WEISLINGEN

El pourtant je crois que la mienne l'emporte encore.

GŒTZ

Tu vas avoir une habitation Jort agréable

MARIE

La Fi inconie est un pays l)éui.

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