‹ ThéâtreChapitre 17 sur 238 · ACTE I ôfl · texte numérisé non relu

ACTE I ôfl

WFISLINGEÎf.

E( je puis diiv (jue mon cliàU'ause trouve dans la parli»- la plus leilile el la plus riante.

r.Œ rz .

Oui, vous pohvt'z If dire, et moi je vous soutiendrai — C'est ici que coule le Mein ; c'est là tout au|)rèsque commence à s'élever h colline, revêtue de eliamps de blé, de vignoble-, et (pie couromie votre tbàteau ; le fleuve fait un coude, et va contourner les rocbers sur les([nels posent vos tours. De la feiièlie delà jurande salle, l'œil plonj^e immédiatement dans l'eau, el la vue s'étend à plusiems lieues.

Entre Klisabuth.

ELISABETH

Que voulez vous?

r.ŒTZ.

Viens aussi donner ton cou^entemenl, et dire : Dieu vous bénisse!... Vois ce couple...

ÉLISADETU.

Quoi! sitôt!

GŒTZ

Ce n'est pourtant pas une surprise.

ELISABETH

Puissiez-vous l'aimer toute votre vie comme au jour oii vous avez demandé sa main, et trouver le bonheur dans voire constance !

WEISLI>GEN.

Dieu m'est témoin que je ne veux du bonheur qu'à ce prix.

GŒTZ

Chère femme, le fiancé paît pour un petit voyage; car ce grand changement en amène plusieurs autres. 11 commence par s'éloipner de la cour de l'évêque, afin de laiss-r peu à peu cette amitié se refroidir. Il court ensuite arracher ses biens aux mains d'avides fermiers, et... Mais viens, ma sœur; viens, ma femme : laissons-le seul ; son écuyer a sans doute quelque commission secrète pour lui.

WEISLI-NGEN.

Rien que vous ne puissiez entendre.

*0 GŒTZ DE BERLICIIINGES.

CŒTZ.

Bon, je n'y liens pas. Francoiiie et Souabe, vous voilà plus sœurs (jue jamais! Comme nous allons serrer de pi es ces princes !

Ils sortent tous trois.

Dieu du ciel ! pouvais-lu me combler, moi indigne, de tant di- félicités! C'en est hop pour mon cœur... Comme j'étais joué par ces misérables que je croyais conduire! Esclave du pince et mendiant le suffrage de vils comj)laisanls! Gœlz! cher Gœtz! tu m'as rendu à moi-même; et toi, Marie, tu arlièves de me donner une vie nouvelle. Je me sens plus libre» ei comme transporté dans une pure almosplière. Je ne veux plus revoir Bamberg; je veux briser Ions ces liens lionteux cpii me ravalaient au-dessous de moi-même. ]\Ion cœur s'élargit... Ab! ce n'est point là l'élan pénible d'une ambition déçue! Non, il n'y a d'heureux et de véritablement grand que l'homme qui n'a besoin, pour être quelque chose, ni de commander ni d'ohéir.

Entre Franz.

FRANZ

Dieu vous garde! estimable seigJieur. J'ai pour vous tan de compliments, que je ne s:iis pas par où commencer. Bambeig et dix lieues à la ronde vous répètent mille fois : Dieu vous garde!

WEISLIXGE-N.

C'est bon, Franz, qu'apportes-tu de plus?

FRANZ

Vous êtes dans une estime, à la cour et partout, que je ne saurais vous décrire.

WEISLINGEII.

Elle ne durera pas longtemps.

FRANZ

Aussi longtemps tjne vous vivrez ! et après votre mort elle restera plus brillauie (pie les inscriptions do bronze attachées mx tombeaux. Connue ils ont pris à cœur votre mauvaise «brlune!

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