ACTE II. 2&Î
SŒLLKIl.
Si elle ne craint pas la vue de son père, f lis-lui donc voir le diable.
SOPHIE
OIi! non, loule la maison est plongée dans le plus profon(^ sommeil.
SŒLLER.
Le plaisir est plus fort que la crainte du châtiment.
SOPHIE
Mon père est couché... Qui sait comme cela est arrivé?... Kiifiit, n'iniporle.
SŒLLER.
0 malheur !
SOPHIE
Alceste n'est donc pas encore venu?
SŒLLER.
oh ! si j'osais...
SOPHIE
Mon cœur flotte encore dans le doute et Tanxiété; je l'aime, et cependant je le crains.
Et moi, je le crains comme le diable, et davantage. Oh! s'il venait, le prince des enfers, je le supplierais : « Emportela, dirais -je, et prends tout mon argent. »
SOPHIE
Tu es trop loyal, mon cœur. Quel est donc ton crime? As tu promis d'être fidèle et pouvais-tu promettre d'être fidèl' à un homme qui n'a pas un cheveu qui vaille quelque chose,, absurde, grossier, faux...
SŒLLER.
Je suis tout cela?
SOPHIE
En vérité, si un tel monstre ne justifie pas toute l'horreur qu'on a pour lui, alors j'admirerai le pays où l'on vénère le diable ; car Sœller est un diable !
SŒLLER.
Quoi? un diable! un monstre!... moi? Je ne puis plus y
teinr! (ll fuit un mouvemcnl pour sortir de sa cachette.)