ACTE II
soriiiE.
Je m'en v;iis... car il le l'aut.
ALCESTE
Tu m'aimes, et tu t'en vas !
SOPHIE
Je m'en vais... parce qui* je t'aime : je perdrais un ami SJ je restais. C'est dans la nuit surtout qu'on s'oublie dans ses plaintes; on se croit en sûreté, et l'on ne redoute rien. Mais-
pour mon sexe il y a trop à ri-qncr; trop de dangers suivent la^ confiance; un cœur amolli par la soufirance ne refuse point, dans un si beau moment, ses lèvres aux baisers de l'amitié. Un ami est un homme. . .
5ŒLLER.
Elle paraît le savoir assez bien.
SOPHIE
Adieu ; et crois que je suis toute à toi.
SŒLLER.
L'orage m'a passé bien près de la tête. (Sophie sort, et
Alceste l'accompagne par la porte du milieu, qui reste ouverte; on les voit tous deux arrêtés ensemble dans le foud.) Pour Celle fois, lie
sois pas mécontent, il n'y a pas beaucoup à réfléchir 1 le moment est favorable, et vil»-, décampe 1
Il sort de l'alcôve et s'enfuit par la porte de côté.