ACTE III
l'hôte.
Folies!
sorniE.
Où l'avez-vous donc mis?
Je crois que tu divagues. Ne l'as-tudono pas?
SOPHIE
Moi?
l'hôte.
Oui.
SOPHIE
Comment me serait-il venu?
l'hôte.
Eh!
Il représente par ses gestes l'action de Toler. SOPHIE.
Je ne vous comprends p^s.
l'hôte.
Quelle effronterie! Maintenant qu'il faut rendre, tu songes à donner le change? Ne l'as-tu pas avoué? Fi de tels tours!
SOPHIE
Non, voilà qui est trop fort pour moi; accusez-moi maintenant, lorsque vous disiez, il n*y a qu'un moment, que la chose était de votre fait.
l'hôte.
De mon fait? vipère! Est-ce là l'amour, le respect que tu me dois? Tu me traites de voleur quand c'est toi qui es la voleuse !
SOPHIE
Mon père!
l'hôte.
N'étais-tu pas cette nuit de bonne heure dans la chambre?
Oui.
l'hôte.
Et tu me dis cela en face et tu n'aurais pas l'argent?
SOPHIE
L'un prouve-t-il l'autre?
l'hôte.
Oui.
SOPHIE
N'y étiez-vous pas de bonne heure aussi?
l'hôte.
Je t'arrache les cheveux si lu ne veux pas te taire et t*cn aller. (Elle sort en pieurani.) Tu pousses trop loiu la plaisanterie, vaurienne. — Elle est partie... il n'était que temps; peut-être pense-t-elle s'en tirer avec des mensonges; l'argent est envolé, suffit, c'est elle qui l'a pris.