‹ ThéâtreChapitre 188 sur 238 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

ÂLCESTE, habillé; il a son chapeau et son épée.

Jamais ce "ceur n'avait lutté si péniblement. Cette rare créature, en qui l'imagination du tendre Alcesle adorait l'image de la vertu, qui lui avait connaître le plus haut degré du plus pur amour, qui était à ses yeux une divinité, une maîtresse, un ami, tout enfin; maintenant si avilie! cela me passe. — Il est vrai que cette exaltation d'idées commençait un peu à décliner. Je veux bien que Sophie ne me soit plus qu'une femme parmi des autres femmes... mais si bas ! si bas ! cela me pousserait à la rage. Mon cœur rebelle prend toujours sa défense : quelle petitesse ! Ne peux-tu donc pas obtenir cela de toi? saisis cette heureuse circonstance, elle vient an-devant de toi. Une femme incomp uable, que tu

ACTt III. 30T

aimes si ardeninienl, isl pres-ée d'urgent : vite, Alre>te; chaque pCeniiig que tu doimeias te rap|ioitéra un llialer; voilà (pj'clle en prend elle même... Allons, bien! qu'elle vienne encore avec sa veitu... Va, raficrmis ton cœur, et dislui avec sang-lVoid : « Vous avez peut être besoin de quelque « peu d'argent comptant? Bon, ne vous en tiisez pas. U.^ezdu « mien sans scrupule : ce (pii esta moi est à vous... » Elle vient !... Tout à coup celle tranquillité leinte sest dissipée! tu crois qu'elle a pris ton argent, et tu l'en crois incapable.

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