ACTE I. i
Lato, accourant.
Voici le roi qui vient.
FÉPIA.
Bien! Irès-bien!
LATO
Je regardais dans la vallée, et je l'ai aperçu au moment où il passait le ruisseau.
FÉRIA
Allons à sa lencontr
SORA
Le voici.
Aodrason entre.
FÉRIA
Soyez le bienvenu, le bienvenu!
TOUTES
Le bienvenu I
AliDRASON.
Je t'embrasse, ma sœur; je vous salue, mes enfants; votre joie fait mon bonheur, et votre amour me console.
FÉRIA
Mon frère, as-tu encore besoin de consolation? l'oracle ne t'en a-t-il point donné? Puisses-tu être tonjours heureux et coulent! Depuis avant-hier que tu es pai'ti, nous avons toujours eu les plu: belles espérances pour toi et ton entreprise.
UAKA.
Votre iMajesté!
Votre Beauté 1
Seigneur !
Souveraine!
AfiDRASOM.
SORA
AKDRASOH.
UTO.
Comment faut-il enfin vous appeler?
ANDRASON.
Vous le savez, je n'aime pas les cérémonies.
SIS LE TIllOMrilE DE LA SENSIBILITE
31A>A, à part.
Oui, pour n'en avoir point à faire avec nous.
LATO
Nous voudiions savoir des nouvelles de l'oracle.
L'oracle n'a-t-il rien dit de bon?
MÊLA
N'avez-vous point aussi consulté l'oracle pour nous?
A>DRASO?l.
Mes chères amies, i'oracle n'est autre chose qu'un oracle.
lâto.
En vérité!
ANDRASON.
Qu'un tendre cœur qui, plein d'espérance et de pressenti ments, vit dans l'attente d'un avenir incertain, prenne dei dés et, les secouant, amène coup sur coup; qu'avide d'ei tirer un horoscope, il interroge avec soin ses tablettes sibyllines, et se fasse ainsi une matinée de plai>ir ou de peine c'e-t très-juite, et m'est avis qu'il fait fort bien...
LATO, à part.
D'oii tire-t-il ce qu'il dit? Aujourd'hui encore j'ai joué à ce jeu-là!
ANDRASON.
Qu'une aimable enfant se fasse une loterie pour demander au sort quel sera son mari, ou si son amant est fidèle, et que sais-je encore, soit, c'est fort bien fait aussi.
MÊLA
Il est sorcier, je crois. Nous n'avons pas de passe-temps meilleur quand nous sommes seules.
ANDRASON.
Mais si vous avez quelque souffrance réelle, des ma«ix de dents ou le trouble dans la maison, ne consultez ni les médecins ni les oracles 1 tout leur savoir est trop court, et l'art est impuissant. Quelques petits remètles et avant tout la ^i lieuce, voilà ce qu'ils vous ordonnent.