‹ ThéâtreChapitre 214 sur 238 · FORÊT · texte numérisé non relu

FORÊT

Berceau dans le fond, comme à la On du deuxième acte. ~ Musique douce, pendant laquelle les quatre filles introduisent le prirce. Slerkulo les suit. Tar une d:inse légère, elles témoignent leur empressement à leur hôte, qui, rêveur et soucieux, répond à cet accueil d'un air forcé. — La musique cesse un instant.

MERKULO, à part.

Voilà bien les mœurs homériques, où l'on voit autour des étrangers s'empresser les aimables filles de la maison. Je serais tenté, vraiment, de me mettre au bain, et me faire frotter d'essences.

La symphonie continue. Enûn, après d'inutiles efforts, les quatre fille», piquées de voir leurs peines perdues, sortent brusquemenf

LE PUliME et MERKULO.

LE PniNCE.

Sois bénie, solitude adorée! A quelle misérable contrainte

me voi>-ie réduit depuis mon entrée en ce palais?

566 Lt TRIOMPIIC I>E LA SENSIBILITR.

S1EI:RDL0.

Je dois avouer à Voire Altes-eqiie mainte lois je n'ai pu oncevoir conimeiil, assise à une labié bien garnie, au milieu àe femmes cliarmaiites, elle [louvait s'ennuyer.

LE PRIiNCE.

Non, ce n'est jias de l'ennui; ce qui me tourmente, ce ioiit les attentions de ces aimables créatures. Ilélasî pourquoi suis-je né pour le supplice du beau sexe! car une seule peut oicuper mon cœur, et les autres... ah!,..

MERKULO.

I^s autres, je les ai plaintes souvent! même je leur ai parfois lémoigué ma compassion d'une minière si persuasive, qu'eu vérité je puis me vanter d'avoir à quelques-unes prolon;L:é l'existence, (jnand, par vos cruautés, je les voyais réduites à faire bientôt le trajet du Styx.

LE PRINCE

Ne m'en parle pas! N'augmenle pas mes soucis.

Page 1