BIAISA
Ici avec toi?
SORA
Oh ! allons vite la voir, nous qui l'aimons tant!
BIANA.
Mais comment se fuit-il que vous l'ameniez ici, quand vous savez que le prince doit y revenir?
ANDHASON.
Vous connaissez, mes belles, toute ma bonté. Quand elle se fut un peu remi e de sa fureur poéliqtic cl théâtrale, elle redevint plus douce et plus complaisante envers moi. Je lui coiit;ii mille choses pour la distraire, pailaiit beaucoup de vous et de ma sœur : elle dit qu'elle dcsirail depuis longtemps vous revoir; moi, je lui persuadai qu'un voyage lui ferait bo.iucoup de bien, et que les résoluti jus les plus promptes claiit toujours les meilleures, elle ferait bien de monter tout de suite en voiture. Elle a consenti, et .;'?st après (oup que j'ai reconnu ma sottise de la rapjirocher du prince avant qu'il soit nécessaire; mais je me suis consolé comme à l'ordinaire, en pensant qu'il en devait peut-êire résulter quelque bien; et vous voyez que nous ne saurions venir plus à propos.
EiUrent^Maudandane et Féria.
M AN A
Soyez la bienvenue, Mandandane.
MANDANDANE.
Bonjour, mes amies.
FÉRIA
C'est pour nous un plaisir bien inattendu ! — Mais que faites- vous dans la chambre du prince?
MANDANDANE,
Est-ce là sa chambre?
FÉRIA
Que vois-je? qu'est celu?
SCO LE TinOMI'IIE DE LA SENSIBILITÉ.
Oli cii'l ! iridii iniag'', mes liabits!
A^DRASO^, à part.
Comnieiil cela va-t-il finir?
WAiNA.
Nous avons trouvé dans le heiceaii ce mannequin rembourré, que le prince Iraîne avec lui partout.
son A.
C'est là la divinilé qui reçoit >cs hommages.
MANDANDAXE.
Non, c'est une calomnie! l'homme dont l'amour naiie dans les sensations de i'nme irait s'occuper de fa(le> poupées! Je s:iis qu'il rn'aimo : c'e>t parce qu'd trouve auju es de moi les sentiment^ et le langafïc dont son cœur a hesoin. Le sou pçoinier d'une telle puérilité, c'e>t nous offenser tous les deux.
SORA
On pourrait dire qu<> voie souvenir lui est si cher, qu'il porte partout votre image avec lui, afin de s'entretenir avec elle comme avec vous-m'!'me.
ANniiASO-N, ha- à i^ora.
Taîrns-tu ta maudite langue?
rÉl:lA.
Pour moi, je ne sais qu'en penser.
WANDA.NDAXE.
Non, si sa tendresse a besoin d'une nourriture aussi menson;jèie et au-si ridicule, son amour n'est pas sans doute moins puéril; alors ce n'est pas moi qu'il aime, c'est un nuage qu'il lui a plu de modeler sur moi.
AISDRASO.N.
Si lu savais (ie quoi il e>t lembourré.
WA.NFiA.NDA.NE.
Ce n'est pas vrai !
5iA>A.
Nous pouvons l'alfirmer. 1^'ailleurs, d'où aui ions -nous tiré celte [)oup('e? Tenez, voiei l'enih'oit où elle était.
ANDRASOS.
Si lu ne veux pas le ci\iic, il n'y a qu'un moyen; c'est,