‹ ThéâtreChapitre 42 sur 238 · LE MARCHAND · texte numérisé non relu

LE MARCHAND

Illustrissime empereur! très-puissant souverain!

l'empereur.

Qu'y a-t-il? Qui êles-vous?

le marchand.

De pauvres marchands de Nuremberg, humbles sujets dé Votre Majesté, dont nous implorons l'as-istance. Nous étions trenle qui revenions de la foire de Francfort >ous escorte de Bambergeois : Gœtz de Berlichingen et Jean de Selbitz sont tombés sur nous et nous ont pillés. Nous prions instamment Votre Majesié de vouloir bien nous prêter aide et secours, faute de quoi nous sommes tous gens ruinés et forcés de mendier notre p:iin.

l'empereur.

Eh! bon Dieu! qu'est cela? L'un n'a qu'une main, l'autre n*a qu'une jambe : et que serait-ce donc, s'ils avaient chacun deux moins et deux jambes?

le marchand.

Nous supplions humbiemant Votre Majesté de jeter un regard de pitié sur notre situation déplorable.

l'empereur.

Oui, je vous reconnais là : si un marchand vient à perdre

70 GŒTZ DE lîERLICHlNGEN.

un cornet de poivre, il faut (|ue tout l'Empire prenne les armes; mais ne s'ai:it-il que de la majesté impériai'i et de 'Empire, de royaumes, de piincipaulés et de duchés, on ne peut parvenir à rajseudjler deux hommes.

WEISLISGES.

Vous avez m.tl pris voire temps : allez, restez ici quelques jours et repassez.

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