LES MARCHANDS
Nous nous en remeltons à voire gracieuse intercession.
Ils sortent.
l'empereur.
Encore de nouveaux désordres ! ils renaissent comme les fêles de l'hydre.
WEISLIKGEN.
Et ne seront étouffés que par une mesure de vigueur, le fer et le feu.
l'empet'.eur.
Croyez-vous?
VVEI^LI>GEN.
Je soutiens qu'il n'est rien de plus faisable, si Votre Majesté et les [trinces pouvaient senlendre sur d'autres démêlés insignifiants. 11 ne fuit pas croire que toute l*.\IIemagne en soit à gémir de semUablcs troubles. Il n'y a plus que la Francouie et la Souabe où l'on voit encore se lanimer les feux mal éleints de ces dé[ilorables guerres civiles. El là même vous trouveiez une foule de seigneurs et de nobles barons qui n'aspirent qu'au repos. Si nous étions délivrés de ce Sickingen, de ce Selbitz et de... Deilichingeu, le reste tomberait de soi-même; car ce sont eux dont l'espiit anime cette fo\de turbulente.
l'empereur.
Moi je tiendrais à ménager ces gens-là ; ils sont braves et nobles, et si je fais la guerre ils accoureront sur lo champ de bataille.
weislîngen.
Sans doute, il vaudrait bien mieux (pi'ils ne fussent jamais iorfis de leur devoir; mais, dans l'état des choses, il serait éminemment dangereux de récompenser par des postes d'iion-