‹ ThéâtreChapitre 44 sur 238 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

neiir leurs aUent:ils contre I'okIil' public. C'est précisément da celle nioiiénilion it de celle indulgence de Voire Mnjcsté qu'ils ont niésusé d'une si odiiMist* façon, et Icnrjiaiti, ([ui mel en eux ses cspér.uices'el saconliunce, ne sera dompté (|;;e lorsque nous en aurons puryc la terre, et qu'il n'y aura j)luspour eux aucun espoir de se relever j;imais.

L EMPEHEOR.

Vous êtes donc d'avis d'e:n ployer la force?

WEISLIiNGEK.

Je ne vois aucun auti e moyen de mettre un terme à l'esprit de vertige qui ^'est impaié de ces provinces. N'enlendonsnous pas de tous côtés les plaintes les plus graves des nobles sur ce (pie leurs vassaux et leurs serfs se muliiient contre eu.\, leur n fusint l'obéissance, et vont môme jusqu'à les menacer de restreindre leurs droits de souverainelé? Cela ne peut-il pas avoir les suites les plus funestes?

l'empereur.

Nous avons là une belle occasion d'agir contre Beilichingen et Selbitz. Tenez, je ne voudrais pas qu'il leur fût lait de mal, mais seulement qu'on s'emparât d'eux et qu'on leur fît jurer de demeurer tranquilles dans leurs cbàteaux, el de ne pas agir hors de leur juridiclioii. Je proposerai cela à la première session.

WEISLI-NGEN.

Les acclamations enlhou>insles de îoute l'assemblée épargneront à Votre Majesté la peine de terminer son discours.

Us sortent.

JAXTHAOSEN.

SICkLNGEN, GŒTZ.

SICKLNGEN.

Oui, je viens demander à votre noble sœur son cœiir et sa main.

GŒTZ

En ce cas, je regrette que vous ne soyez pas venu plus tôt, car je dois vous dire que Weislingen, pendant sa captivité, a

n GŒTZ DE BERLICIIINGE»,

gngné l'amour de ma sœur, l'a demandée en mariage et a obtenu mon consentement. A présent que j'ai lûrhé cet oiseau, H mé[)rise l.i main qui l'a nourri dans le besoin. Il voltige çà ei là, et chercbe si |.àtiire, Dieu sait sur quel buisson !

SICKINGEN

Est-il possible !

GŒTZ

Comme je vous le dis.

SICKrKGEN.

11 a donc été doublement traître ! Bien vous prend de ne pas l'avoir pour beau-frère.

GŒTZ

La pauvre fille! elle est là, toujours assise dans sa chambre, elle ne fait que prier et gémir.

SICKINGEN

Nous la ferons chanter.

GŒTZ

Comment? auriez-vous l'intention d'épouser une fille dévissée?

SICKINGEN

Ce n'est qu'un honneur de plus pour vous deux, de vous être laissé tromper par lui. Faut-il donc que cette pauvre fille aille s'enfermer dans un couvent, parre que le premier homme quelle a connu était un misérable? Non, non, je persiste : elle sera reine de mes châteaux.

GŒTZ

Je vous dis qu'elle ne le voyait pas d'un œil indifférent.

SICKINGEN

Tu ne crois donc pas que je puisse dissiper l'ombre d'un

misérab.e? Passons chez elle.

Ils sortent.

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