ACTE III
nCriRES. d'dM CÔTK «XE COI.LIXE, de l'autre OE fORÊT.
LE CAPITAINE, les Troupes impériales.
LE CAPITAINE
Il lient la plaine. Voilà qui est impertinent... Il me le payera! Quoi! ne pas reculer, (juand le torrent se précipite...
UN CHEVALIEH.
Je ne voudiais p;is vous voir à la tète de la colonne. Il a tout l'air de vouloir planter eu terre la tête en Las le premier qui l'approchera. Retirez- vous derrière les rangs.
LE CAPITAIÎSE.
C'est bien malgré moi !
LE CHEVALIER
Je vous en supplie. Vous et» s le seul lien qui unisse entre eux ces faibles roseaux; s'il se rompt, ils vont se briser dans ses mains comme l'épi sons la faux.
LE CAI'ITAKNE.
Sonne, trompette! Vous, soiuit-z sa défaite!
SELBITZ, arrivant au galop derrière la colline.
A moi, soldats! Qu'ils crient à leurs bras de se multiplier
LERSE, s' élançant hors du bois.
Au secours de Gœlz î 11 est presque enveloppé. Brave Selbitz, tu lui as déjà donné un peu d'air. Allons! semons la plaine de ces tètes de chardons !
Us passent. — Tumulta.
OHE HAOTEUR SURMONTÉE BCVE TOUR.
SELBITZ, blessé; CAVALIERS.
SELBITZ
Uéposez-moi ici, et retournez versGœtz.
PREMIER CAVALIER
Non, seigneur, permettez que nous restions : vous avez besoin de nous.
86 GŒTZ DE I! i: li LICHINGEN.
SKLlilTZ.
Que l'un de vous deux monte sur la leur et observe ce qui se passe.
PREMIER CAVALTER.
Cornmenl faire pour arriver si haut?
SECOKD CAVALIER.
Monte sur me-^ épaules. Tu pourras de là atteindre la meurtrière et en^uiie grimper jusqu'en haut.
PREMIER CAVALIER, monté au haut de la lour.
Ah! seigneur!
SELBITZ
Qu'est-ce que tu vois?
PREMIER CAVALIER
Vos cavaliers s'enfuient vers les hauteurs.
StLBITZ.
Misérables! j'aimerais mieux avoir la tête fracassée par un boulet que de les voir lâcher pied. Qu'un de vous parte; qu'il les oblige de faire volte-lace à force de nialédiciions. — Voistu Gœtz?
Plusieurs cavaliers sortent.
LE CAVALIER
Les trois plumes noires? Oui, je les vois au milieu de la mêlée.
SELBITZ
Nage, brave nageur; moi, je suis hors de service.
LE CAVALIER
Un panache blanc. A qui est-ce?
SELBITZ
Au capitaine.
LE CAVALIER
Gœtz pousse à lui.. Paf ! il tombe,
SELBITZ
Le capitaine?
LE CAVALIER
Oui, seigneur.
SELBÎTl-
Bien' bien'.
ACTi: m 87
LE CAVALIER
0 mon Dieu, mon Dieu! Je \ut vois \Ài\^ Gœlz.
SELBIIZ.
Meurs donc, Selbitz !
LE CAVALIER
Là où il était tout à l'heur^, il y a une effroyable mêlée La plume bleue de George disparaît aussi.
SELBITZ
Redescends... Ne vois-tu pas Lerse?