‹ ThéâtreChapitre 55 sur 238 · I.E CAVALIER · texte numérisé non relu

I.E CAVALIER

Rien. Tout est sens dessus dessous.

SELBITZ

C'est assez. Comment se comportent les cavaliers de Sickingen ?

LE CAVALIER

Hien. — En voici un qui s'enluit vers le bois... encore un! tout un peloton!... Gœtz est perdu.

SELBITZ

Descends.

LE CAVALIER

Je ne puis... Bon! bon! je vois Gœlzî... je vois George!

SELBITZ

A cheval?

LE CAVALIER

Oui, à cheval!... Victoire victoire! ils fuient.

SELBITZ

Les soldats de l'Empire?

LE CAVALIER

Le drapeau an milieu... Gœlz à leurs trousses... lisse dispersent. Gœtz atteint le porte-drapeau... il a le drapeau... il le tient... Une poignée de gens autour de lui... Son camarade le rejoint... Us montent vers nous.

GŒTZ, GEORGE, LERSE, Trodpe de Cavaliers.

SELBITZ

Quel bonheur! — Gœtz ! vi toire! victoire!

r.ŒTZ, decendanl de cheval.

Chère, bien clùrel Tu es blessé, Selbitz?

SELBITZ

Tu vis et lu triomplies! J'y ai peu contribué. Et mes chiens de cavaliers!... Comment donc l'en es-tu tiré?

GŒTZ

Celte lois l'affaire a été chaude! Je dois la vie à George, je la (lois à Lersc. Je commençii par renverser leur capitaine de son cheval ; mais bientôt après j'eus le mien tué sous moi; j'étais assailli de tonles paris. George se fait jour jusqu'à moi, saute à bas de son cheval, me fait mouler à sa jjlace, et, comme la foudre, leparaît sur un autre. Où as-tu donc trouvé ce cheval?

GEORGE

En donnant démon épée dans la poitrine d'un soldai, au défaut de sa cuirasse, comme il levait le bras pour vous frapper. 11 tomba, et, moi, en vous délivrant d'un ennemi, je me procurai un cheval.

GŒTZ

Mais jusqu'à ce que Franz fut venu à notre secours, nous étions dans un mauvais pas, obligés de frapper en cercle comme des faucheurs.

LERSE

La canaille que je conduisais aurait dû le faire du dehors, jusqu'à ce que nos faux se fussent rencontrées; mais ils se sont enfuis comme soldats d'Empire.

GŒTZ

Amis et ennemis, tout fuyait. Toi seule, petite troupe, tu as continué de me proléger par derrière : ceux que j'avais en tête me donnaient assez d'ouvrage; mais la chute de leur capitaine m'ailla beaucoup à les ébranler, et à la fin ils ont tourné le dos. J'ai leur drapeau et quelques prisonniers.

SELBITZ

Le capitaine vous a échappé?

GŒTZ

Ils avaient eu le temps de le sauver. — Venez, enfants! venez, Selbitz! Mais tu ne peux monter à cheval. Faites une

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