LE GREFFIER
Dois-je insérer tout cela au procès-verbalî
LE CONSEILLER
Tout ce qui appartient à l'aflaire.
105 GŒTZ DE liEP.I.TCHINGEN.
GŒTZ
Pour mon compte, je vous pcniit Is de l'imprimer.
LE CONSKILLEH.
Vous éliez en la puissance de i'empereur. Mais sa bonté paternelle a parlé jilus h;iut que la sévérité de la loi, et il a bien voulu vous assigner jioiir demeure, à la place d'un cacliot, Heilbronn, une de ses bonnes villes. Vous avez de votre côté fiiit serment de vous y piésenter avec l'exHclitude d'un chevalier, et d'y attendre avec soumission la suite de celte alfaire.
GŒTZ
Eh bien! me voici, j'altend^.
LE CONSEILLER
Et nous, nous sommes ici pour vous annoncer la grâce et la clémence de Sa Majesté Impi-riale Elle vous pardonne vos fautes, vous relève du ban de l'Empire, et vous tient quitte du châlimenl que vous n'avez que troj) mérité- pourvu que TOUS receviez une telle faveur avec d'humbles remercîments, et prêtiez en retour le serment de paix dont lecture va vous être faite.
GŒTZ
Je suis, comme j'ai toujours été, le fidèle sujet de Sa Maesté. Mais un mot, avant d'aller plus loin. Mes gens, où sontils? Que deviendront-ils?
LE CONSEILLER
Cela ne vous regarde pas.
GŒTZ
Que l'empereur détourne ainsi de vous sa protection quand vous êtes dans le malheur ! Ils étaient mes compagnons, et le sont encore. Où les avez- vous conduits?
LE CONSEILLER
Nous n'avons là-dessus aucun compte à vous rendre.
GŒTZi
Ah ! je ne sonjreais plus que vous n'êtes pas même obligés Je tenir vos promesses. A plus forte raison...
LE CONSEILLER
Notre commission se borne à vous faire prêter serment