‹ ThéâtreChapitre 92 sur 238 · LS CUATEAU DE WEISLINGEN · texte numérisé non relu

LS CUATEAU DE WEISLINGEN

WEISLINGEN

Je suis si malade, si faible... Mes os sont brisés; une fièvre ardente en a consumé la moelle... Ni paix ni trêve le jour

l-.S GŒTZ HE Bi:i'. I.ICIIINGEN.

■ <;mmc la nuit... Un miiivais sommeil apiié de rêves cm poi • .,,.,, lés.. — La nuit fia>SL'C, je rencoiilrai Gœlz clans un bois : i liia son éjiéeet medélia; moi, je voulus lirer la mienne; ma Di lin s'y relusa... Alors il remit son épée dans le fourreau, jeta i-r.r moi nu reijard de mépris, et disparut. — 11 e<l prisonrtier, et je tnnible devant lui... Ta sentence vient de le cond.Muner à mort, et tu frissonnes devant son ombre comme un diminrl! — Mais doit-il mourir?... Gœtz! Gœtz'... Faibirs créatm'es (pii ne pouvons nous conduite nous-mêmes nous son. mes menés par de nr'cliants esprits, dont la lantastique cruauté nous pousse à notre perle! Tout tourne autour de moi... Si je pouvais dormii!... ..h: (Entre Mario) Jésus, Marie'... Laisse-moi! laisse-moi!... (]ette vision mauipinit à mes tourmiMits!. . KHe meurt. .. Marie meurt et se montre à moi... Laisse->uoi, te dis-je... laisse-moi, esprit bieurai>ant, je suis assez malheureuî !

MARIE

Weislingen! je ne suis pas un esprit. C'est moi, c'est Marie.

WEISLINGEN

C'est sa voix !

MARIE

Je viens te supplier de m 'accorder la vie de mon frère. 11 est innocent, quoiqu'il paraisse coupable.

WEI LINGEN,

Silence! Maiie, tu es un ange du ciel, mais tu apportes avec loi les tourments de l'enfer... Cesse de parler.

Et mon frère doit périr, Weislingen! 11 est affreux que j'aie besoin de te dire qu'il est inuocint, qu'il me l'aille venir pleurer devant toi pour prévenir un meurtre aussi atroce. Ton àme est donc livrée tout entière aux puissances infernales?... Et c'est là Adelbert!

WEISLINGE'!!.

Tu vois bien que j'ai respiré l'haleine empoisonnée de la mort. M.'S forces penchent vers l.i tombe. J'all.iis mourir comme un misérable, tu viens ajouter le désespoir à mes

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