‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 107 sur 300 · VALÉRIA, CLAUDE · texte numérisé non relu

VALÉRIA, CLAUDE

Me tenir prisonnier! perfide qui m'outrages : Moi! l'auguste empereur!

VALÉRIA

Non! — Le trône est vacant.

CL'AUDE

Vacant?

VALÉRIA

Vous n'êtes plus empereur.

CLAUDE

Depuis quand ?

148 VALÉRIA

VALÉRIA

Depuis que mes soldats, témoins de votre orgie, Vous ont relevé, lourd d'ivresse, en léthargie, Sur la couche honteuse, où, seul et foudroyé, Agrippine et Pallas vous avaient oublié !

CLAUDE

Qui donc est l'empereur? Mnester, votre complice?

VALÉRIA, montrant la chambre de Britannicus. Voulez- VOUS qu'un enfant vous entende et rougisse?

CLAUDE

De vous, femme sans mœurs î

VALÉRIA

De vous, p'auvre insensé!

Cette nuit, quand vers vous je me suis avancé. Ivre et folle, le front ceint de pampre et d'acanthe, Vous chantiez furieuse, ainsi que la bacchante!

VALÉRIA

Votre démence encorvous protège, sinon...

CLAUDE

Mais je suis votre époux et votre maître!...

VALÉRIA

Non!

CLAUDE

Comment, non?

VALÉRIA

Devant ceux qui m'ont calomniée.

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