‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 129 sur 300 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

VALÉRIA, LA GRANDE VESTALE

-«LIA

Reposez-vous ici.

VALÉRIA, tombant sur un banc de marbre.

Ma force est épuisée!...

Cette course, la nuit, dans Rome — m'a brisée. Nous devons être loin, bien loin... Où sommes-nous?

^LTA.

Pauvre amie, aux jardins de Lucullus, — chez vous. Votre Britannicus est là; soyez tranquille.

Elle indique le pavillon caché sous les arbres. VALÉRIA.

Lorsque tu m'entraînais, iElia, par la ville, Oh! que tout semblait noir, effrayant! — n'as-tu pas, Derrière moi, dans l'ombre, entendu comme un pas? II. i5.

174 VALÉRIA

Personne. Valéria, ne vous suit plus'... Personne, Hélas!

VALÉRIA

Mes ennemis!

/ELTA.

Lui-même, il t'abandonne, — Silius!...

VALÉRIA

Silius a bien fait d'échapper Au flot sombre qui monte et va m'envelopper.

.'ELîA, prêtant l'oreille.

Attends!... Quel est ce bruit?

VALÉRL\.

Dans cette allée?... Écoute.

Page 1