ACTE III
DE TILLAY
* Monseigneur.,.
LE DAUPHIN
* Dites-moi, puisque tout se complique, ;r- Vous êtes bien toujours avec le gouverneur De ce château', — monsieur de Beuil?
DE TILLAY
Oh! Monseigneur, A merveille !
LE DAUPHIN
Tant mieux, s'il ne m'est pas hostile. — Mais quelqu'un me serait encor bien plus utile.
DE TILLAY
Ahl qui donc?
LE DAUPHIN
Un certain capitaine d'archers.
Pas vieux, — vingt ans, — mais brave !..;
DE TILLAY
On peut l'avoir.
LE DAUPHIN
Tâchez. Un homme précieux ! il m'a rendu service — Devant Dieppe.
DE TILLAY, sourdement.
Raoul?
LE DAUPHIN
Par malheur, pas un vice!
DE TILLAY
Que l'orgueiL II prétend, lui, vous avoir sauvé ; Il s'en vante.
LE DAUPHIN
Avec intention.
Il a torti — Mais, est-ce bien prouvé? En attendant, je veux que Raoul soit des nôtres.
D'un air sombre.
Je veux, s'il n'est à moi, qu'il ne soit pas à u'autres.
DE TILLAY
Et le moyen?
LE DAUPHIN
Fort simple.
DE TILLAY
Encor?
LE DAUPHIN
Premièrement, Je l'emmène avec moi dans mon gouvernement, Et l'enchaîne si bien par la reconnaissance...
Essayez, Monseigneur, vous avez la puissance; Mais il refusera.
LE DAUPHIN
Fût-il plus fier encor, Il me suivra partout : je lui fais un pont d'or. — Si je n'avais besoin de lui, par Notre-Dame!...
Réfléchissant.
■Quel intérêt l'enchaîne ici?