ACTE I. f
NARCISSE
Comment, cela vous frappe P César a piqué l'outre, et le vent s'en échappe.
CLAUDE, examinant des paperasses.
Valéria, que te semble à toi de tout cela ?
Regardant autour de lui.
Dis, ma petite amie?... Elle n'est donc pas là?
NARCISSE
L'auguste impératrice est encore chez elle.
AGRIPPINE
Mais je suis la, bon oncle.
CLAUDE
Oui, je connais ton zèle, Petite fille, sage à l'égal d'un barbon. Viens, Narcisse. — Et Pallas?
PALLAS, arrivant.
Me voici, César.
CLAUDE
Bon!
PALLAS, bas à Narcisse.
Vitellius est prêt... Silius, — on l'arrête.
CLAUDE
Quand le texte des lois n'est pas clair, j'interprète. Jugeons suivant l'esprit... la lettre nous déçoit.
Il leur parle bas.
A quoi concluez- vous, mes conseillers? Hein... soit! — Donc : Ouï l'accusé dans chaque repartie,
40 f^ VALÉRIA.
Vu ses tatigues, vu son voyage d'Ostie, Vu que la force humaine a des bornes, — qu'Atlas A déclaré lui-même un jour qu'il était las; Nous condamnons...
MNESTER.
Comment, César, tu me condamnes?
CLAUDE, avec force.
Par mon aïeul...
MNESTER.
Clausus!
CLAUDE
Dont j'atteste les mânes! Nous condamnons Mnester...
MNESTER.
Nous absolvons!
CLAUDE
Mnester!...
Bien qu'il danse à merveille et qu'il coûte fort cher, A ne paraître plus sur la scène romaine, Avant le dernier jour qui ferme la semaine!
MNESTER.
Huit jours sans danser, moi!
CLAUDE
Mon drôle, je te di Que tu ne seras pas de huit jours applaudi. Un autre eût décrété le fouet pour tes épaules : Je fouette ton orgueil. Va repasser tes rôles!
A Agrippine.
Ce que c'est que d'avoir observé les humains !