ACTE III
CLAUDE
MNESTER.
Hélas! Dieux!
P ALLAS
De très-grandes dames.
MNESTER.
Je suis mort !
NARCISSE, à part.
Est-ce un piège ?
CLAUDE
Un histrion... des femmes Nobles !... Oubliez- vous, misérable danseur, Que je fais respecter les mœurs? Je suis censeur.
MNESTER.
Leurs accusations n'ont rien de véridique, O César !
CLAUDE
Nous avons le fouet pour l'impudique!
MNESTER.
César !
CLAUDE
Et le barathre, un supplice toscan, Et la pentésyrinx, ingénieux carcan; La question du feu, la roue, ancien supplice, Qui force le coupable à nommer sa complice!
MNESTER, à genoux, éperdu.
César! ah ! généreux Pallas, je meurs d'effroi!
Redoutable Narcisse, hélas ! parlez pour moi !
CLAUDE
Nous avons dans l'histoire antique de Syrie, Dans les traditions de la vieille Héspérie, Des supplices fameux à remettre en honneur : Nous imaginerons, s'il le faut.
MNESTER.
Cher Seigneur!...
CLAUDE
Oui, OUI, nous détruirons, — ce devoir est le nôtre, — Une moitié du monde afin d'épurer l'autre. Je veux que l'avenir s'écrie en me voyant : C'est Claude le pudique, et Claude l'effrayant !
MNESTER.
Grâce, seigneur 1 Eh quoi ! personne ici qui plaide Pour un pauvre innocent qu'on tue... A l'aide ! à l'aide!