ACTE III. ii
» VALERIA
Maraud ou non, lui seul distrait mon pauvre enfant;
Et comme je l'emmène à Baïa, je défend
Ses oreilles... J'y tiens beaucoup, je vous assure;
Il ne danserait plus, sans oreille, en mesure.
Va, Mnester, ne crains rien.
MNESTER.
Bas à Valéria.
Merci ! — Sans me vanter, Les plus cruels tourments n'ont pu m'épouvanter. Moderne Mutius, que mon bras se consume. Je ne trahirai point Lycisca !
Il sort.
VALÉRIA
Je présume
Qu'il est fou ?
CLAUDE
Cest l'effroi que j'inspire. — A propos. Comment va ce cher fils?
VALÉRIA
Mieux... il a du repos ; Mais qu'il est pâle encore! Un espoir me console... Mon enfant va renaître aux brises de Pouzzole.
P ALLAS, à part.
Nous y voici.
NARCISSE, à Valcria.
Comment! vous partez ?
114 VALERIA
VALÉRIA
Pour Baïa.
P ALLAS
L'air du golfe de Naple est si pur 1
CLAUDE
Valéria
Fait bien.
NARCISSE
Assurément; mais quelle solitude Pour le divin César, et quelle inquiétude !
CLAUDE
Au fait, je reste seul, — je vais être inquiet.
NARCISSE
Auguste, quand Livie autrefois l'en priait, La conduisait lui-même à Baïa.
VALÉRIA
Que veut dire?...
p ALLAS.
Auguste, bien ; mais Claude est 1 ame de l'empire!
Il est vrai que sans moi rien ne marche ici-bas.
PALLAS, à Xarciàse.
N'est-ce point votre avis ?
NARCISSE
Je ne conteste pas.
CLAUDE, à Pallas.
Bien parlé î Le conseil me frappe, — je demeure.