‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 98 sur 300 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

LYCISCA, MNESTER, sans voir Lycisca.

MXESTER, lisant un billet.

(( Ouvrez sans bruit la porte des Lauriers, « Ce soir, une heure après le départ du corte'ge. « J'y serai. » Ce billet! humî... Si c'était un piège?

LYCISCA. Pendant qu'il lit. elle a passé derrière lui sur la pointe du pied. Tout à coifpj elle lui met sur les yeux ses deux mains comme ua bandeau.

Mnester !

MNESTER.

Elle! ah! — J'ai tant souffert!... Voici la fin !^ Vous êtes revenue?

LYCISCA.

Oui, revenue.

MNESTER.

Enfin!...

Que l'absence torture un cœur, et le ravage !

LYCISCA.

N'est-ce pas? Quel supplice affreux que l'esclavage!...

MNESTER.

Vous ne craignez donc point ici ?...

LYCISCA.

Je suis chez moi.

MNESTER.

c'est vrai. . . Chacun d'ailleurs vous croit loin !

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