SCÈNE VIIL CÉSAR, BRUTUS
BRUTUS
Pardon! noble César... je vous trouble, je crois.
CÉSAR
Non. Je vous attendais, Brutus, depuis un mois.
BRUTUS
A cet excès d'honneur j'étais loin de prétendre. Sans vous importuner, j'ai cru devoir attendre Une invitation formelle pour venir.
Le présent vous occupe, et surtout l'avenir : Votre âme a des projets qui mûrissent en elle, Et pour nos entretiens l'heure est trop solennelle.
CÉSAR
Elle est venue!... Il faut, nous expliquant tous deux, Savoir si nous pouvons dans ces temps hasardeux Soutenir, étayer l'édifice qui tremble;