ACTE II
« Ainsi qu'un patrimoine, il partage les terres;
« Et quand par la victoire ou la transaction
(( Il a consolidé sa domination,
(( N'ayant plus d'ennemis ou ne les craignant guère,
« Il sait entretenir des semences de guerre,
« Pour que les citoyens sentent dans leurs dangers
, {( Qu'ils ont besoin d'un chef contre les étrangers. » Oh! c'est bien là César!... Quand sa main colossale A vaincu la noblesse et Pompée à Pharsale,
l On le voit, remettant l'épée au ceinturon. Par sa clémence habile enchaîner Cicéron! — Et l'oracle aujourd'hui. César, veut que tu partes, Le diadème au front, pour subjuguer les Parthes. Mais je lis dans ton cœur à ce divin flambeau!... Et, depuis trois cents ans couché dans le tombeau, Platon, ce dieu mortel, se lève pour te dire : (( César, prends garde à toi, Rome va te maudire! « César est un tyran ! »
Les tyrans, ô Platon, Quand on les a maudits, comment les punit-on ? En vain je te consulte, incliné sur ton livre, Platon ; tu ne dis point comment on s'en délivre!... Mais il est un moyen sûr et terrible, un seuil Qui me fut enseigné par Brutus, mon aïeul.
A Straton.
Va dire à Cassius que je l'attends.
STRATON
Oui, maître.