‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 152 sur 211 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, ANTOINE, BYRRHA, au fond du théâtre.

CÉSAR^ à Antoine, qui entre.

Arrive donc!

On n'attend plus que toi.

ANTOINE, à Cléopâtre.

Belle reine, pardon î

Reconnaissant Octave.

C'est Octave?...

OCTAVE, s'inclinant.

Seigneur...

ANTOINE

Agréable surprise 1 A part.

Mon amoureux, tu viens trop tard ; la place est prise.

CÉSAR

Bas.

Amis, à table ! — Il faut que tout soit éclairci.

Il fait signe à Byrrha, qui s'approche.

Maître ?

CÉSAR

Tu sais, Byrrha? viens dans une heure ici.

Pendant que César parle à Byrrha, une grande porte s'ouvre à la droite du spectateur. Une table, couverte d'étoffes splendides et chargée des mets les plus rares, glisse doucement par cette porte jusqu'au milieu du théâtre. La draperie du fond s'écarte, et de jeunes coryphées richement vêtus, des joueurs de lyre et de harpe, viennent se grouper sur les marches, tandis que des esclaves noirs allument les candélabres et apportent le trépied où brûlent les parfums. Daphnis est debout près du trépied, une cithare à la main. Les quatre convives prennent place sur les lits du festin. On leur distribue les couronnes de myrte et de roses. — Symphonie. — Le souper commence.

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