‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 198 sur 211 · LE MAITRE CHARPENTIER · texte numérisé non relu

LE MAITRE CHARPENTIER

Votre tâche est finie ; et ce qui reste à faire

Ne vous regarde plus, mes enfants. C'est l'affaire

3i4 LE TESTAMENT DE CESAR.

Du maître tapissier. — Hâtez-vous, c'est urgent! Des couronnes 1 — .Ce soir, on gagne de l'argent.

Il sort avec ses ouvriers.

CASSIUS

Il va à la rencontre de Cinna qui passe. Cinna, toi qui veux être un poëte à la mode, Voici, par Apollon, un fort beau sujet d'ode !

CINNA

Lequel ?

CASSIUS, lui montrant l'estrade.

Ne vois-tu pas cet appareil pompeux ?

CINNA

Ah ! l'estrade qu'ici l'on élève?

CASSIUS, amèrement.

Oh! tu peux Dire ce trône, ami. — Mais tu n'es plus lyrique : Où donc s'est envolé ton aigle pindarique ?

Chez les Parthes !

CINNA, avec dépit.

CASSIUS

Comment ?

CINNA

César, quelles bontés!

M'y norhme proconsul...

LA FETE DES LUPERCALES. 3i5

CASSIUS, avec un rire sardonique.

Quand ils seront domptés.

CINNA

A la condition, — c'est pure jalousie!

Que je ne ferai plus jamais de poésie.

Fais une ode à César, maître de l'univers. Bons ou mauvais, César applaudira tes vers.

Appelant quelqu'un qui passe.

Ruga !

CINNA, inquiet,

N'appelle pas cet usurier'.... pour cause.

CASSIUS

Oh ! oh I lui devrais-tu par hasard quelque chose ?

CINNA

Qui ne doit pas d'argent à ce vieux publicain ? Rome entière a passé par ses dents de requin.

CASSIUS

Entre, pour l'éviter, chez moi. Voici ma porte.

CINNA

C'est trop tard I il m'a vu. — Que Ja fièvre l'emporte t

3i6 LE TESTAMENT DE CÉSAR.

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