PROLOGUE
CYTHÉRIS.
Oui.
CASSIUS
> Le vase... la corbeille?
Me faire cette injure !
CYTHÉRIS.
Une injure, à vous? non.
M'en préservent les dieux !
CASSIUS
Par Castor !
CYTHÉRIS.
Par Junon !
Ce refus, Cassius, ne doit point vous surprendre : J'accepte quelquefois... mais lorsque je veux rendre.
CASSIUS
Ce refus, Cythéris, peut être hasardeux. C'est la guerre!...
CYTHÉRIS.
Comment? la guerre entre nous deux!...
Je vous tends, au contraire, une main pacifique ! Restons amis, seigneur; vous êtes magnifique! Cythéris vous promet, pour vos soins assidus. Un souvenir gratis, à ses moments perdus; Mais voilà tout.
Byrrha ! viens.
i3o LE TESTAMENT DE CESAR.
BYRRHA.
Seigneur ?
CYTHÉRIS.
Viens, Hélène.
CASSIUS
Reprends cette corbeille, et remporte- la.
BYRRHA.
Pleine ?
CASSIUS
A lui-même.
Pleine : elle a refusé. -— C'est trop injurieux !
A Byrrha, qui s'éloigne.
Reviens ici, Byrrha.
CYTHÉRIS, bas, à Hélène.
Vois, il est furieux.
Fais suivre par mes gens cet homme au teint de bistre. Cassius parle bas, c'est quelque ordre sinistre... Va, que je sache tout.
CASSIUS
Byrrha, j'avais raison.
Un de mes ennemis hante cette maison.
Dans l'ombre cache-toi, sous le portique... en face; Tu le verras entrer.
Que faut-il que je fasse?